Le dirigeant du Niger : la France sabote les efforts des autorités militaires des pays du Sahel

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TRiboLAND

par African Initiative

La France et ses «acolytes occidentaux» sabotent les efforts des autorités militaires des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est ce qu’a déclaré le président du Niger, Abdourahamane Tchiani, à la télévision nationale, selon Alwihda Info.

«Si l’AES réussit, d’autres pays d’Afrique vont vouloir rejoindre la confédération, c’est pourquoi la France et ses sbires font tout pour saboter les efforts des autorités militaires des pays du Sahel», a affirmé Abdourahamane Tchiani.

Le président a accusé la France, d’autres pays occidentaux ainsi que certains membres du gouvernement déchu d’être impliqués dans des attaques terroristes au Niger.

Selon Tchiani, les 25 janvier et 3 février 2025, des représentants de la France, des États-Unis, du Nigeria, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, ainsi que des délégués de groupes terroristes armés tels que Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) se sont réunis à Abuja. L’objectif de ces rencontres aurait été de renforcer le financement, l’armement et le soutien logistique à ces groupes pour mener des actions de déstabilisation contre les pays de l’AES.

Le dirigeant nigérien a également accusé la France de mener des campagnes d’influence numérique et médiatique, en recrutant, par l’intermédiaire de ses agences de coopération médiatique, des activistes et journalistes dans les pays du Sahel. Selon lui, ces campagnes visent à déstabiliser la situation au sein de l’AES, à manipuler l’opinion publique et à affaiblir la Confédération.

Les déclarations du président nigérien interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les pays du Sahel et plusieurs puissances occidentales, notamment la France, à la suite des coups d’État militaires au Mali en 2021, au Burkina Faso en 2022 et au Niger en 2023.

Tchiani avait précédemment affirmé que la France avait transféré d’importantes sommes en francs CFA dans la région du lac Tchad, ce qui aurait directement bénéficié aux groupes terroristes en Afrique de l’Ouest. Il a également évoqué l’existence supposée de centres d’entraînement de combattants.

En janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé leur retrait de la CEDEAO, et leur départ a été officialisé le 29 janvier 2025. Le 6 juillet 2024, les dirigeants des trois pays sahéliens ont proclamé la création de la Confédération AES. Depuis le 29 janvier 2025, ces pays ont introduit de nouveaux passeports remplaçant les documents de la CEDEAO au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

source : African Initiative

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