Le patron de l’ONU trouve « inacceptable » le manque de cash pour la mission de sécurité en Haïti.

587
3
Share:
TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Le chef des Nations Unies, en observant la situation en Haïti, exprima son indignation face à ce qu’il considérait comme « inacceptable » : le manque de financements alloués à la mission de sécurité dans le pays. Cette déclaration soulignait l’urgence et la gravité des défis auxquels Haïti est confronté, mettant en lumière la nécessité d’une action collective pour garantir la stabilité et la sécurité de la nation.

Dans une déclaration marquante, le secrétaire général de l’ONU a exprimé son indignation face à la situation, lors d’un entretien accordé à l’AFP le lundi 16 septembre. Il a souligné que le manque de financements pour soutenir la mission multinationale, orchestrée par le Kenya, destinée à secourir la police haïtienne submergée par la violence des gangs, était « absolument inacceptable ». Ses mots résonnent comme un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle prenne conscience de la gravité de la situation et agisse rapidement.

Antonio Guterres a observé avec une certaine indignation que, dans le monde, les priorités financières semblent souvent biaisées. « Quand une guerre éclate, des ressources sont trouvées à la hâte pour répondre à toutes sortes de besoins. De même, lorsqu’une crise financière survient et que des banques sont en danger, les fonds affluent pour les sauver. Mais, lorsqu’un peuple se trouve dans une situation désespérée et qu’une somme relativement modeste suffirait à alléger sa souffrance, il est tout simplement inacceptable que cet argent fasse défaut », a-t-il déclaré, témoignant ainsi de son profond désarroi face à cette inégalité.

Il était une fois, un mardi 25 juin, lorsque le premier contingent de policiers kényans fit son entrée à Port-au-Prince, en Haïti. Ce moment marquait le début de leur engagement dans la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS). Cette initiative, orchestrée par le Kenya et soutenue financièrement par les États-Unis, avait reçu l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies quelques mois plus tôt, le 2 octobre 2023, grâce à la résolution 2699 (S/RES/2699). Cependant, dans les semaines précédentes, une ombre planait sur leur mission : les policiers kenyans attendaient encore le versement intégral de leur rémunération, une situation qui commençait à peser sur leur moral.

Share:

3 comments

Leave a reply