Haïti s’emploie à entreprendre des démarches historiques en faveur du rapatriement de son Acte d’Indépendance.

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Lors de sa visite officielle au Royaume-Uni, le 13 septembre 2024, la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Dominique Dupuy, a partagé une annonce significative sur la plateforme X. Ce jour-là, elle a fait état du début des démarches pour rapatrier l’Acte d’Indépendance d’Haïti, un document emblématique de l’histoire du pays.

C’était une journée mémorable pour la ministre, qui a eu l’occasion d’admirer, pour la première fois, la copie originale de ce document historique. Cette précieuse pièce est soigneusement préservée aux Haïti nationales britanniques, un lieu chargé de symboles pour Haïti. Ce moment a marqué un pas important dans la quête de reconquête des éléments de patrimoine national perdus au fil du temps.

Dominique Dupuy, avec une détermination palpable, a récemment partagé son engagement envers la cause haïtienne. Elle a confié avoir amorcé des négociations avec les autorités britanniques, un pas crucial pour le retour d’un texte de grande importance pour son pays. “J’ai initié le dialogue avec les autorités britanniques pour un processus de rapatriement de ce document historique essentiel pour notre identité de peuple. Mon rêve est que notre acte de naissance collectif puisse, un jour, revenir en Haïti”, a-t-elle déclaré sur X, laissant entrevoir l’espoir d’un avenir où l’histoire de son peuple retrouverait enfin son foyer.

Dans la nuit du 31 décembre 1803, un événement crucial s’est produit : Boisrond-Tonnerre a rédigé l’Acte d’Indépendance, un document qui allait sceller la naissance de la nation haïtienne. Le 1er janvier 1804, Haïti a célébré son indépendance, mais un ombre persistait sur cette victoire : le pays n’avait jamais eu en sa possession ce précieux document. Des années plus tard, Dominique Dupuy, animé par un profond désir de corriger cette injustice historique, se leva pour entreprendre une démarche qui pourrait enfin redonner à Haïti ce symbole essentiel de sa liberté.

En ce vendredi 13 septembre, dans une ambiance empreinte de sérieux, la ministre a eu l’occasion de discuter avec la baronne Jenny Chapman, la ministre britannique en charge des affaires d’Amérique latine et des Caraïbes. Leur rencontre, marquée par un échange constructif, a permis d’aborder des sujets cruciaux tels que la sécurité, le partage d’informations, la gestion de la crise sanitaire et les enjeux des élections à venir.

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