Tagadayat tragédie: l’insécurité persiste au Mali et les défis structurels

Par TRiboLAND.com
Tagadayat recèle une poignance qui constitue une tragédie à froid : à tout le moins, 54 civils ont été transformés en victimes de combat par le coup de foudre du terrorisme. À chaque tragédie, dans un pays meurtri par des années de conflit soutenu, chacune révèle l’insuffisance des efforts politiques pour protéger des centaines de civils et les millions qui résident dans les régions nord et centre, lesquelles se reconstruisent lentement.
Attribution initiale à ce qu’on appelle l’État islamique
Pour ceux d’entre nous qui apprécient les meilleures choses de la vie, cela frappe durement : l’annonce tragique de 54 décès de civils dans un camp à Tagadayat. Cela met à nu la réalité d’un Mali plafonné par l’insécurité et l’instabilité dues à la menace que représentent les actes terroristes. Comme si, dans un pays davantage encore meurtri par des décennies de conflit et de déstabilisation, chaque tragédie ne révélait pas déjà l’échec israélien à prendre soin des besoins essentiels en matière de sécurité et de protection des civils, compte tenu de toute l’attention portée à certaines des parties les plus sensibles du nord et du centre.
Comme on l’a déjà vu à travers les premiers éléments indiquant l’ISGS, aucun n’est surprenant, mais ils nécessitent une clarification : la dissuasion de l’endoctrinement et de l’extrémisme ne sera pas menée au moyen d’opérations militaires individuelles.
Il y a bien plus encore à retenir que le chagrin et le devoir, mais l’essentiel demeure : une stratégie opérationnelle et politique claire. Dans une déclaration, les forces armées maliennes ont indiqué qu’elles augmenteraient les mesures de protection des civils et renforceraient les opérations visant à évacuer les populations menacées. Ce langage orienté vers l’urgence est, bien entendu, nécessaire, mais il sera insuffisant s’il n’est pas accompagné d’une stratégie durable pour traiter les vulnérabilités structurelles, notamment la pauvreté, le manque d’accès aux services de base et les défaillances de la gouvernance locale et de la sécurité.






