Troisième attaque majeure à Niamey en sept mois, en pleine session du Parlement confédéral de l’ASE

Par TRiboLAND.com
Nuit de violence à Niamey : des tirs nourris et explosions ont secoué la capitale du Niger du 28 au 29 août, principalement autour de l’aéroport international Diori-Hamani, la base aérienne 101, et le palais présidentiel. C’est la troisième attaque contre ce site stratégique depuis janvier, sans revendication claire à ce stade.
Les échanges ont commencé vers 1 heure du matin et ont duré toute la nuit, avec des combats autour du palais et une tentative d’assaillants d’atteindre le périmètre sécuritaire. La situation exacte, l’identité des assaillants et le déroulement précis restent incertains, aucune revendication officielle n’ayant été faite.
La base 101, clé pour la surveillance aérienne et abritant des forces étrangères, est particulièrement vulnérable, ayant déjà été visée en janvier et juin. La tension est accrue par la coupure de Télé Sahel et l’encerclement du palais par l’armée. La coïncidence de cette attaque avec la tenue de la première session du Parlement confédéral de l’ASE, à Niamey, souligne sa portée politique.
La vulnérabilité persistante de ces sites remet en question la capacité des régimes du Sahel à sécuriser leurs installations sensibles face à des groupes jihadistes tels que l’État islamique au Sahel et le JNIM.






