ERAT QUI PUTAT….”QUOUSQUE TANDEM CATILINA ABUTERE PATIENTIA NOSTRA…

Par J.L.T.
Pour nous,Haïtiens, quoiqu’il advienne de nous,pauvre ou riche,heureux, malheureux,vivant et par- delà la mort,nous remercions toujours Dieu, de nous avoir donné cette grande Patrie :Haïti ! J.L. T.
Ce matin à mon réveil, à la nouvelle de Kenscoff,mon indignation est à son comble. Mais hélas, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil que de croire qu’Haïti n’est qu’un aquarium de crétins transparents et un réservoir de mazettes impénitents. “ILS SE TROMPENT,CEUX-LÀ QUI PENSENT”! Haïti, de tous temps, c’est un terreau de penseurs qui critiquent certes mais qui proposent des solutions, un vivier de nationalistes imbus de la nécessité de s’ouvrir sur le monde et surtout pénétrés de la pertinence du concept moderne d’interdépendance des Nations. Si pour une raison ou pour une autre,l’Ère Aristide avait donné lieu à des exhibitions de triomphalisme véniel chez la médiocrité en attente d’arrogance, Haïti conserve encore dans ses greniers,sa provende invariable de citoyens capables d’affronter, sur une table de négociations, les manoeuvriers les plus retors de la politique internationale. Mais que voulez-vous, l’étranger n’a aucun intérêt à avoir en face de lui des citoyens compétents,honnêtes et incorruptibles dont le langage ne saurait être autre chose qu’un fervent plaidoyer pour la conquête de la dignité, sociale et politique d’une Patrie avilie par la prestation minable des illuminés du Totalitarisme.
Certes, ce n’est pas suffisant de présenter dans la balance,à l’heure des grands chois politiques, un catafalque macabre surmonté d’un dais de pureté. Les enfants haïtiens de la rue tout comme les habitants des bidonvilles n’ont que faire de présomptions qui les laissent mourir de faim et autres frustrations dans des caniveaux à proximité d’étiques ambassadeurs du béton ou du trottoir. Ce dont ils ont besoin, c’est de dignité en pain,en instructions, en soins de santé et d’épanouissement en occasions de servir un pays incapable dans son expression physique et une Communauté qui, malgré ses dérapages téléguidés suscite encore l’envers des ” sociétés de déraison et de guerre”.
Avons- nous dégénéré au point de ne pas comprendre le jeu actuel de la Communauté internationale ? Toussaint Louverture n’a pas été obligé de fréquenter les centres Européens du savoir pour illuminer la Caraïbe asservie de tout l’éclat de ses convictions de liberté et d’interdépendance avant la lettre. Il en est de même de Dessalines ou de Christophe : Poussière d’astres qui ont fait pâlir Napoléon jusqu’à son point de chute à Sainte Hélène. Tous debout,secondés par les phalanges d’esclaves qui revendiquaient leur humanité,à la face du monde connu, ils ont fait reculer sur tous les fronts les Promoteurs sordides d’une Àpostasie criminelle :” l’exploitation de l’homme par l’homme”.
Le Président Américain est trop intelligent- nous lui faisons cette concession- pour se lancer tête baissée dans la crise haïtienne en faisant semblant d’ignorer une grande partie du contentieux national. Beaucoup d’êtres humains sont tombés et continuent à tomber pour une cause dont ils ne sont pas partie prenante. Dans la balance des solutions, ces victimes innocentes doivent nécessairement compter. Mais que fait l’occupant pour exprimer sa bonne foi dans cette crise? Que font les prétendus dirigeants actuels? Quelle est la position de ‘la Presse ” dans ce débat dont l’enjeu est l’Avenir de la Patrie. L’occupant s’occupe de ses intérêts. Les actuels dirigeants foulent aux pieds les accords signés avec leurs commanditaires étrangers. Comme si un pays pouvait s’élever aux dimensions d’une Patrie tout en abritant dans son sein des relents de haine, des rémugles de revanches, des réalités de sectarisme et d’ostracisme.
Cela au moins,l’occupant l’a compris, lui qui tente de nous réconcilier à coups de pieds au cul et d’entorses à notre dignité. Mais en même temps, il constate l’impossibilité d’une coexistence pacifique entre les rejetons des tribus guerrières d’Afrique, transplantés pour son malheur sur ce rocher paradisiaque de la Caraïbe. Alors, il ne lui reste qu’à alimenter ces antagonistes historiques :” Petro-Congo,Guinen-Rada, Noir- Mulâtre,Bourgeoisie-Peuple, Citadin- Campagnard, Militaire-Civil. Lecteurs de l’information en Diaspora, faites vôtre ce mot célèbre de Jules Michèle, en remplaçant le nom de la France par Haïti.
( À SUIVRE) J. L.T.






