Éboulement mortel près de la frontière Cameroun-RCA: 107 sauvés et des recherches en cours

Par TRiboLAND.com
C’était juste un autre jour jusqu’à ce qu’un éboulement frappe, mardi après-midi 18 août, sur un site illégal d’exploitation aurifère à Zamboï près de Garoua-Boulaï, à la frontière (Cameroun-RCA). La tranquillité locale a été brisée par l’événement au milieu de ce paysage jonché d’anciennes baraques, de poussière et de chaînes qui tintaient.
Dans les premiers instants sur place, les habitants se précipitèrent vers les décombres pour voir s’ils pouvaient retrouver des proches et des collègues. Les équipes de secours, alertées le plus rapidement possible, se sont engagées dans la boue et les amas de débris qui étaient devenus une friche. Sous ces couches d’éléments détrempés, des cris étouffés et des appels se mêlaient à des gestes, tandis que des pompes rugissaient dehors, près des voitures, et que les motos-zé ronronnaient dans la ville encore animée.
Les heures passaient et la lutte contre une masse de boue s’est transformée en course contre le temps. Les camions-citernes ont finalement commencé à distribuer les réserves d’eau et des matériaux absorbants pour atténuer l’arrivée des fluides, afin que les recherches soient moins pénibles. Peu à peu, les visages des habitants sont devenus encore plus épuisés et désespérés, tandis que les secouristes avançaient au pas à travers les zones dévastées.
Au total, 107 personnes ont finalement été retirées des décombres, pendant que des fouilleurs et des perforatrices à percussion (marteaux-piqueurs) perçaient à travers les couches de boue et de métal. Certaines ont été évacuées par hélicoptère vers des centres d’accueil provisoires, tandis que d’autres ont été conduites dans des hôpitaux de la région. Même après ces sauvetages, les dangers persistaient : les monticules restaient instables et l’eau continuait à s’infiltrer — les pompes demeuraient essentielles pour éviter de nouveaux éboulements.
À mesure que la soirée tombait, la tension était palpable : d’autres vies pouvaient être perdues; des proches s’abritaient non loin des opérations de secours, en attendant des nouvelles qui changeraient leurs lendemains. Tant que restait fragile l’espoir de retrouver des survivants et de réduire le bilan humain dans la tragédie à la frontière du Cameroun, les secouristes ont poursuivi leur action avec une patience inébranlable.






