Nouvelles mesures de cautionnement pour certains visas américains : un frein potentiel au tourisme en Afrique et au-delà

Pat TRiboLAND.com
À partir du 3 août, les États-Unis appliqueront des conditions supplémentaires pour certains visas. La décision touche principalement des ressortissants de 50 pays, dont 30 en Afrique, qui peuvent d’abord être amenés à verser une caution pouvant aller jusqu’à 20 000 dollars avant d’obtenir l’autorisation de déposer une demande de visa touristique ou professionnel. Il s’agit également d’une étape clé s’inscrivant dans l’objectif de Washington de réduire le nombre de personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée aux États-Unis.
Ce système, qui formalise un programme pilote lancé en 2025, prévoit que les agents consulaires peuvent exiger cette caution financière avant de délivrer le visa. La caution sera également conservée indéfiniment en cas de dépassement de la période autorisée si les conditions de séjour ne sont pas respectées.
Jusqu’à présent, la caution était plafonnée à 15 000 dollars avant que le plafond de 5 000 dollars soit supprimé et que le montant de cette caution augmente à 20 000 dollars. Washington a déclaré que son objectif est de dissuader les voyageurs de dépasser la durée autorisée aux États-Unis.
Cependant, cette nouvelle mesure n’a pas recueilli l’adhésion. Parmi ces évolutions figurent des cautions élevées que des observateurs estiment susceptibles de freiner certaines parties du marché du voyage et les acteurs du secteur du tourisme, inquiets de la manière dont ils pourraient faire obstacle au tourisme international vers les États-Unis, en particulier depuis l’Afrique. Le débat se poursuit, intense, dans le feu croisé des ambitions sécuritaires et des tendances économiques.






