HAÏTI : Une histoire d’échec de la Communauté internationale….(.suite)

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TRiboLAND

Par J.L.T.

Aujourd’hui que les cendres commencent à retomber sur les tisons encore chauds de l’histoire de cette époque, il est aisé de comprendre l’attitude de ces nouveaux politiciens qui, fascinés par la dolce vita intrigante de l’Occident industrialisé, ne rêvent que de tenter leur chance à la loterie du Pouvoir pour ensuite s’envoler vers des cieux plus complaisants pour jouir de leurs rapines en compagnie des membres de leurs familles. Le pouvoir est donc devenu le passage obligé de ceux qui, à tout prix veulent acquérir des richesses faciles. Qu’on se souvienne de ce minus arrêté dans un aéroport Canadien et qui avait en sa possession pas moins de trois cent mille dollars en espèces sans compter sa réserve de comptes bancaires avec six ou sept chiffres dans leur balance. Comment peut-on prendre au sérieux des responsables politiques qui ne s’inquiètent même pas du sort réservé aux enfants, aux vieillards, aux pauvres dont les Pères, eux aussi ont versé leur sang pour que ce pays soit libre. Comment comprendre que les classes dites moyennes soient aujourd’hui obligés de s’expatrier pour ne pas être kidnappées, rançonnées ou tuées ? Comment comprendre que ces mêmes États auxquels ils ont jadis offert leur plus franche collaboration se fassent aujourd’hui les complices des assassins qui réclament la vie de ceux que, pour les besoins de leur cause, ils ont déjà porté aux nues?

Dans ce pays où il est devenu plus facile de médire que de construire ,de tuer que de protéger, d’ériger des prisons pour délinquants chassés des États-unis ou du Canada, au lieu d’institutions scolaires pour combattre l’analphabétisme des enfants et l’ignorance crasse des analphabètes fonctionnels, friands de pouvoirs et de richesses mal acquises, on oublie trop souvent que le bâton de l’Oncle Sam ne fait aucune différence entre le Pacha d’aujourd’hui et le Puissant de demain. Il le frappera aussi bien qu’il l’a fait pour le Shah d’Iran, pour Manuel Antonio Noriega, pour Saddam Hussein et tous ces politiciens du Tiers-Monde qui n’ont pas encore tiré quelque leçon que ce soit de la politique internationale.

Quoiqu’il en soit, il ne se passe pas une semaine sans que les médias Haïtiens ou l’internet ne fassent mention de quelque perfidie ou forfaiture commise par un de nos dirigeants passés ou actuels. Le niveau de la moralité est à ce point bas que l’impression qui reste, c’est que rien ni personne ne sera en mesure de sortir Haïti de de sa déchéance présente. Quand ce n’est pas un politicien civil que la rumeur publique accuse de quelque acte dolosif,(affaire étouffée des Sénateurs qui ont été soudoyés par les hommes d ‘argent en Haïti ) c’est encore un ancien Général d’armée qu’on croyait au-dessus de tout soupçon qui subissait les foudres d’un ancien beau- père de Président. Que les accusations soient vraies ou fausses, la question est de savoir pourquoi collectivement est- on descendu si bas ? Que voulez-vous, quand la carque sent le hareng, tous les vêtements des visiteurs ne peuvent qu’en dégager l’odeur nauséabonde?

(À SUIVRE) J.L.T.

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