La Justice Sportive Tranchera : La Date Clé du Dossier de la CAN 2025 Entre le Sénégal et le Maro

Le continent africain avait suivi avec une attention captivée l’un des épisodes les plus controversés de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, qui s’est déroulé sur près de neuf mois. La finale du 18 janvier 2026 à Rabat avait, au préalable, été ternie par des incidents ayant polarisé les supporters, les fédérations et les instances dirigeantes. Après ce match, la Confédération africaine de football (CAF) a proclamé le Maroc champion par défaut, dans une décision qui a provoqué l’indignation du côté sénégalais. Lorsque la Fédération sénégalaise de football (FSF) a estimé que la pleine mise en œuvre de ses droits lui avait été refusée depuis qu’elle avait bafoué l’esprit de justice, elle s’est empressée de déposer une requête auprès du Tribunal arbitral du sport international (CAS).
Cet appel attendu avait occupé le cœur de tous les débats sur le football africain. La Fédération sénégalaise affirmait que la CAF avait agi de manière arbitraire, sans procédure appropriée, et que la finale n’avait pas été disputée sur un pied d’égalité. De son côté, la CAF a maintenu que sa décision était conforme à son règlement et a indiqué qu’elle seule pouvait trancher s’il y avait un litige. Cela a posé les bases d’une longue bataille judiciaire, et, partout en Afrique, des discussions n’ont cessé de se poursuivre.
Et enfin, la justice sportive, le 8 octobre 2026, a donné la première date que le monde du sport entier attendait : le CAS à Genève entendra l’appel du système sénégalais. L’audience se tiendra à huis clos, conformément aux protocoles de confidentialité, à Lausanne, en Suisse. Aucun appel à une procédure publique n’ayant été demandé ni par la CAF ni par la FSF, il faudra donc attendre la fin des délibérations pour savoir ce qu’il adviendra.
Les juges de la CAE doivent rendre une décision après avoir entendu les arguments des deux parties. Mais ce jugement ne sera pas prononcé immédiatement. Et les arbitres, après avoir entendu les deux camps, s’installent dans le labyrinthe du délibéré, qui peut s’étendre sur plusieurs mois, voire parfois des années. Si le verdict ne sera communiqué que plus tard — la date exacte restant encore inconnue —, l’attente touche presque à sa fin.
Ce procès dépasse le simple cadre d’un événement lié au sport : il s’agit aussi d’une lutte pour la justice, la légitimité et la reconnaissance de la vérité, lors d’une des occasions sportives les plus suivies d’Afrique. La Fédération sénégalaise de football, qui conteste une sanction prononcée le 17 mars 2026 par l’instance d’appel de la CAF, espère que sa demande sera enfin entendue et que son dossier aboutira. L’affaire est également scrutée de près par la FIFA et les responsables du football international, qui voient dans ces répercussions un risque potentiellement de fragiliser les compétitions continentales.
L’attente monte à mesure que la date d’audience approche — et tous les regards se tournent vers Lausanne. Il s’agit d’une décision importante, car elle a le potentiel de changer le cours de l’histoire pour la CAN 2025, de résoudre un sujet controversé et d’établir de véritables bases pour la transparence et l’équité dans le football africain à l’avenir. Qu’il s’agisse du Sénégal ou du Maroc, la phrase finale entrera dans l’histoire comme une nouvelle page de celle du sport africain, à laquelle on nous a une fois de plus rappelé qu’elle rend, même dans sa forme la plus complexe, sa propre version de justice sportive.






