Le Mali en proie à la violence : barrage djihadiste, attaques meurtrières et crise sécuritaire

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Le 6 mai, au Mali, des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des fourgonnettes en flammes le long d’une route à Kenieroba. Ces véhicules ont été incendiés à la suite d’un barrage établi par des groupes djihadistes, qui continue de perturber la circulation sur les principales routes menant à Bamako, la capitale. Imposé depuis le 30 avril, ce barrage engendre un chaos considérable dans la région, accentuant la dépendance du pays aux importations par camion et compliquant davantage la vie des habitants.

En parallèle, dans le centre du pays, la violence a de nouveau éclaté. Deux attaques menées par des djihadistes liés à Al-Qaïda ont causé la mort de plus de 30 personnes. Selon des sources locales, sécuritaires et administratives, au moins 35 villageois ont été tués mercredi lors d’attaques quasi simultanées contre les villages de Korikori et Gomossogou. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM) a revendiqué ces actions, qui ont également entraîné le pillage de villages et l’incendie de propriétés.

Ces violences semblent être une riposte aux actions de la milice Dan Nan Ambassagou, une formation composée principalement de chasseurs traditionnels de l’ethnie dogon. Malgré l’ordre des autorités de dissoudre cette milice, elle refuse de se conformer, accusée notamment d’un massacre dans le village d’Ogossagou qui a fait 160 morts. La situation s’est aggravée avec la montée en puissance du FLA (Front de libération de l’Azawad) dans le nord, où des villes stratégiques comme Kidal ont été prises, sous le contrôle conjoint des séparatistes touaregs et des djihadistes. Ces derniers ont également imposé un blocus sur Bamako, accentuant la crise.

La violence a touché des personnalités importantes, notamment le ministre de la Défense, Sadio Camara, qui a été tué lors d’un attentat à la voiture piégée à son domicile. La région du centre, déjà meurtrie par des années de conflit, continue d’être le théâtre d’affrontements meurtriers, laissant la population dans l’incertitude et la peur. Le Mali, frappé par une instabilité persistante, semble encore plongé dans un cycle sans fin de violences et de chaos.

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