TRIBO EXPRESS ACTUALITÉS INTERNATIONALES – 16 MARS 2026

Les mutations de l’ordre mondial : enjeux géopolitiques, crises énergétiques et rôle stratégique de l’Afrique au XXIe siècle
Par Dr Eloi Bandia Keita
Analyse la soudaineté et la profondeur des changements géopolitiques actuels, notamment dans le Golfe persique, où des actions militaires contre des infrastructures énergétiques révèlent une fragilité de l’ordre mondial, traditionnellement considéré comme stable depuis la fin de la guerre froide.
Ces opérations ne se limitent pas à un affrontement régional mais touchent à la structure même du système international, notamment en ciblant les infrastructures vitales, ce qui peut entraîner une crise systémique affectant l’économie mondiale. La mutation de la guerre moderne se manifeste par la destruction des systèmes permettant aux adversaires de fonctionner : infrastructures énergétiques, réseaux financiers, routes maritimes, chaînes logistiques et systèmes d’information, dans un contexte où la puissance militaire occidentale voit ses limites réduites par les avancées technologiques.
Par ailleurs, la dimension informationnelle devient centrale, avec la guerre cognitive où la circulation de rumeurs, images et narrations contribue à semer le doute et à manipuler l’opinion publique, rendant les sociétés vulnérables. La crise dans le Golfe s’inscrit dans une transformation profonde de l’ordre mondial après la guerre froide, caractérisée par une multiplication des rivalités, une recomposition des alliances, et l’élargissement des zones d’instabilité, notamment au Moyen-Orient et en Afrique, qui devient un espace stratégique clé en raison de ses ressources, de sa position géographique et de ses corridors commerciaux.
L’Afrique, en particulier le Sahel, se trouve à un croisement de dynamiques sécuritaires, d’influence extérieure, et de développement économique, avec une opportunité de devenir un pôle géopolitique majeur si elle parvient à renforcer son autonomie stratégique par l’intégration politique, économique et sécuritaire. La période à venir, jusqu’en 2045, pourrait voir une transformation radicale du système international, avec un monde multipolaire marqué par une compétition accrue, des crises régionales fréquentes et une avancée rapide des technologies militaires et économiques. La résilience des États, leur capacité à anticiper ces mutations et à s’y adapter, déterminera leur survie.
Enfin, l’Afrique a une responsabilité historique dans cette mutation, passant d’une périphérie à un acteur central du nouvel équilibre mondial, la crise du Golfe étant un avertissement sur la rapidité avec laquelle l’ordre mondial peut être bouleversé. La question essentielle posée par l’auteur concerne la nature de la réponse à ces changements rapides et la capacité des sociétés à s’adapter à cette nouvelle ère d’incertitude et de transformation.
Casablanca : Élaboration de nouvelles réglementations pour revitaliser l’espace public
Face à la multiplication des occupations anarchiques des trottoirs, des installations illégales et du manque d’entretien urbain, la ville de Casablanca se prépare à reprendre le contrôle de son espace public. Consciente de l’importance de préserver la fluidité de la circulation piétonne et d’améliorer l’image de la capitale économique du Maroc, la municipalité a décidé d’adopter une série de nouvelles règles réglementaires.
Ces mesures interviennent dans un contexte où la ville se prépare à accueillir d’importants événements internationaux dans les années à venir. Afin d’assurer un environnement urbain plus ordonné et accueillant, les autorités locales souhaitent mettre fin aux pratiques informelles qui ont transformé certains trottoirs et rues en extensions improvisées de commerces ou en parkings sauvages.
Ce renouveau réglementaire symbolise la volonté de Casablanca de moderniser son espace public, en renforçant la réglementation et en favorisant un cadre urbain plus harmonieux pour ses habitants et ses visiteurs.
La RDC crée le Tribunal pénal économique et financier pour lutter contre l’impunité et restaurer la confiance
Face à des décennies de prédation financière et d’impunité, la RDC enclenche une réforme judiciaire majeure. En créant le Tribunal pénal économique et financier, Félix Tshisekedi dote l’État d’une arme institutionnelle inédite pour cibler les crimes économiques les plus sophistiqués et restaurer la confiance dans la gestion publique.
Le sommet de l’État congolais passe à l’offensive contre le fléau qui asphyxie l’économie nationale depuis des décennies. Par une ordonnance-loi signée le 14 mars 2026, le président Félix Tshisekedi a acté la création du Tribunal pénal économique et financier (TPEF). Cette nouvelle instance judiciaire spécialisée apporte un changement dans la stratégie de Kinshasa pour assainir les finances publiques et répondre aux critiques internationales sur la gestion des ressources du pays.
Le Lesotho : un combat urgent contre les violences basées sur le genre malgré un cadre juridique ambitieux
Le Lesotho, petit royaume enclavé dans le sud de l’Afrique, est confronté à une crise profonde de violences basées sur le genre (VBG). Chaque année, le pays doit consacrer l’équivalent de 5,5 % de son PIB pour faire face aux conséquences de ces violences, un chiffre qui témoigne de l’ampleur du problème. Malgré l’existence d’un cadre juridique ambitieux destiné à protéger les victimes et à lutter contre ces abus, la réalité quotidienne reste sombre et difficile à changer. Lors de la Journée internationale des droits des femmes, les autorités ont reconnu cet écart préoccupant : les lois existent, mais leur application et leur efficacité restent limitées.
Les données de 2015, issues d’une étude menée par Gender Links, illustrent l’ampleur du phénomène. Selon cette étude, 86 % des femmes et 40 % des hommes ont subi une forme de violence au cours de leur vie. Ces chiffres, régulièrement confirmés par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et le bureau des Nations unies à Maseru, placent le Lesotho parmi les pays les plus touchés au monde. Le pays se classe au troisième rang mondial pour le nombre de viols déclarés rapportés à la population, et au sixième pour ses taux d’homicides, dépassant même ceux de nombreux pays en situation de conflit armé.
Ces statistiques alarmantes traduisent une société où la violence est omniprésente et où les femmes, en particulier, vivent dans la peur constante. La persistance de ces violences, malgré un arsenal juridique en place, met en lumière la faiblesse des mécanismes de prévention, de sensibilisation et de justice. La situation du Lesotho soulève ainsi une question cruciale : comment traduire ces lois en actions concrètes pour réduire significativement les violences et protéger réellement les populations vulnérables ? La Journée internationale des droits des femmes a été l’occasion pour le pays de rappeler l’urgence d’un engagement renforcé, afin de combler le fossé entre la législation et la réalité quotidienne des citoyens.
Détroit d’Ormuz bloqué : Trump appelle sans succès à l’aide les alliés qu’il a humiliés
par Ced
Trump avait promis une victoire éclair. Il avait affirmé avoir détruit 100% des capacités militaires iraniennes. Résultat : le détroit d’Ormuz est quasi totalement bloqué, le baril de Brent a bondi de 42%, et il tend désormais la main aux alliés qu’il a insultés, taxés et méprisés pendant des mois. Mentir à ce point à la face du monde sans jamais s’excuser relève clairement de la pathologie mentale !
Les réponses sont glaciales. La France et l’Italie négocient directement avec l’Iran une réouverture diplomatique -sans passer par Washington. Macron a été clair : la France «ne participe pas au conflit en cours». Le Royaume-Uni examine la situation «en concertation avec ses alliés» sans s’engager. La Corée du Sud «étudie de près» la demande. Le Japon, qui dépend massivement du pétrole du Golfe, garde un silence stratégique total.
La Suisse a franchi un cap symbolique fort. Le Conseil fédéral a officiellement qualifié le conflit de guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Il a même interdit à deux avions militaires américains de survoler son territoire – neutralité assumée et affichée.
L’Iran, pendant ce temps, menace de réduire en cendres les sites pétroliers américains au Moyen-Orient et appelle les pays de la région à expulser les forces américaines. La Chine observe en silence – rappelons qu’elle avait déjà négocié avec Téhéran le passage des pétroliers en yuans.
Le comble de l’histoire : le haut commandement militaire américain avait averti Trump avant la première frappe que l’Iran bloquerait le détroit. Il a suivi son «instinct». Deux semaines plus tard, il implore le monde de réparer sa faute. Ceci démontre l’amateurisme fou du régime-Epstein !
Le CGRI promet de traquer et d’éliminer «Netanyahou, le tueur d’enfants», s’il est encore en vie
par PressTV
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique, CGRI, a lancé dimanche un avertissement solennel, promettant de traquer et d’éliminer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, dont le sort actuel fait l’objet d’intenses spéculations.
Le département des Relations publiques du CGRI a fait cette annonce dimanche, seizième jour de l’agression illégale américano-israélienne contre l’Iran. Selon les dernières informations, Netanyahou n’a pas été vu en public ces derniers jours et sa dernière publication sur X est un message généré par intelligence artificielle.
«Le sort incertain du Premier ministre criminel sioniste et la possibilité de sa mort ou de sa fuite, avec sa famille, des territoires occupés révèlent une crise et la situation précaire des sionistes», a indiqué le CGRI, ajoutant : «Si le tueur d’enfants est encore en vie, nous continuerons résolument à le traquer et à l’éliminer».
Parallèlement, le CGRI a annoncé avoir ciblé des positions en territoire occupé et trois bases américaines dans la région lors de la 52ème phase de ses opérations de représailles.
Ces attaques, a-t-il souligné, visaient à venger le sang des ouvriers tombés en martyrs lors des frappes américano-israéliennes sur les villes industrielles iraniennes.
Le CGRI a ajouté que les sirènes continues d’ambulances et les aveux des entités sionistes quant à l’augmentation du nombre des pertes en vie humaine démontraient l’impact des missiles lourds du CGRI sur les secteurs industriels de Tel-Aviv.
De puissants missiles et drones iraniens ont également ciblé des lieux de rassemblement des forces américaines sur la base d’Al-Harir à Erbil, dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien, ainsi que les installations militaires d’Arifjan et d’Ali al-Salem au Koweït, a-t-il ajouté.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque non provoquée contre l’Iran en tuant en martyr le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, en violation flagrante de la souveraineté du pays.
Les ennemis ont délibérément ciblé les infrastructures civiles iraniennes, notamment les écoles, les hôpitaux et les installations sportives, tuant au moins 1348 Iraniens.
L’Iran a rapidement riposté à cette attaque terroriste en lançant des salves de missiles et de drones sur les territoires occupés par Israël ainsi que sur les bases américaines dans les pays de la région.
Crise politique en République du Congo : faible participation et enjeux du cinquième mandat de Sassou
Après le scrutin présidentiel en République du Congo, un long processus de dépouillement est en cours. La participation des électeurs a été faible, ce qui soulève des questions sur la légitimité des résultats. Les Congolais attendent avec impatience, dans un climat marqué par la méfiance, les résultats officiels, prévus d’ici deux semaines.
Beaucoup ne croient pas à un changement de leadership, étant donné la longévité au pouvoir de Denis Sassou N’Guesso, qui, à 82 ans, brigue un cinquième mandat. Soutenu par le Parti du travail congolais, il a gouverné le pays depuis 1979, sauf une interruption jusqu’en 1992, puis est revenu en 1997 après une guerre civile.
La révision constitutionnelle de 2015, par référendum, lui a permis de supprimer la limite d’âge et de mandat, facilitant sa candidature. Pendant ce temps, l’opposition a appelé au boycott, renforçant la tension autour du processus électoral.
Nomination de Mamitiana Rajaonarison comme Premier ministre : début d’une transition de deux ans à Madagascar
Le président malgache Michael Randrianirina a nommé Mamitiana Rajaonarison, ancien officier de gendarmerie et actuel responsable de la Cellule de renseignement financier (SAMIFIN) depuis 2021, au poste de Premier ministre.
Cette décision intervient une semaine après la destitution du Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, également issu du secteur privé, et la dissolution du gouvernement sans explication.
Randrianirina, issu du secteur militaire, a rejeté les accusations de coup d’État, affirmant que la Cour constitutionnelle lui avait transféré le pouvoir. Il prévoit une transition de deux ans avec une feuille de route comprenant des consultations nationales jusqu’en 2026, la rédaction d’une nouvelle constitution et des élections présidentielles en fin 2027.
Les voyages clandestins de Palestiniens depuis Gaza orchestrés par un groupe israélien pour émigration volontaire
Depuis plusieurs mois, la violence à Gaza pousse de nombreux Palestiniens à chercher un refuge ailleurs. Parmi eux, certains ont décidé de tenter leur chance en embarquant clandestinement dans des vols vers l’Afrique du Sud et l’Indonésie, surprenant autant les autorités locales que les observateurs.
Ces départs, initialement perçus comme une fuite désespérée, sont en réalité orchestrés par un groupe israélien nommé Ad Kan, qui utilise la société Al-Majd pour dissimuler son implication. Bien que se présentant comme une organisation humanitaire aidant les Palestiniens, Ad Kan a un passé d’infiltration et de dénonciation d’activités qu’il juge anti-israéliennes ou antisémite.
Les Palestiniens, désespérés, ont été trompés par la promesse d’un passage sécurisé, sans savoir où ils allaient ni ce qui les attendait, payant de leur poche pour cette promesse. En Afrique du Sud, certains responsables voient ces vols comme une tentative délibérée de chasser les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.
Pour faciliter cette émigration, Israël a, avec l’accord des États-Unis, contacté divers gouvernements, créant même un Bureau de l’émigration volontaire sous la houlette du ministère de la Défense, afin d’organiser ces départs clandestins.
Nicolas Sarkozy revient en justice dans l’affaire du financement libyen de 2007
Nicolas Sarkozy, ancien président français, revient sur le devant de la scène judiciaire, confronté à un procès en appel concernant des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Après avoir été condamné en septembre dernier à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour association de malfaiteurs, il a passé 20 jours en détention avant d’être libéré sous contrôle judiciaire.
Dans son livre, il évoque cette expérience et continue de clamer son innocence. Lors de ce nouveau procès, il est considéré à nouveau comme innocent jusqu’à preuve du contraire. Il comparaît aux côtés de neuf autres prévenus, parmi lesquels ses anciens proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, eux aussi condamnés en première instance.
La procédure, qui doit durer jusqu’au 3 juin, marque une étape importante dans cette affaire qui mobilise l’attention médiatique.
Tensions croissantes : Berlin et Londres rejettent l’implication de l’Otan dans la crise Iranienne, tandis qu’Israël intensifie ses frappes
Berlin et Londres ont clairement affirmé leur position en rejetant toute implication de l’Otan dans le conflit contre l’Iran. Le gouvernement allemand a souligné que la guerre en cours n’a rien à voir avec l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, en réponse à l’appel de Donald Trump pour débloquer le trafic dans le détroit d’Ormuz.
La Grande-Bretagne a également précisé qu’aucune mission de l’Otan ne serait déployée dans cette zone stratégique. Sur le terrain, la situation s’intensifie : Israël a lancé de nouvelles frappes massives contre l’Iran, au 17e jour de son offensive menée conjointement avec les États-Unis, marquant une escalade du conflit dans cette région sensible.
Procès historique aux États-Unis : Google et Facebook accusés de provoquer l’addiction chez les jeunes
Aux États-Unis, un procès historique oppose actuellement Google et Facebook à des familles qui réclament justice. Ces familles les accusent de manipuler intentionnellement les réseaux sociaux pour susciter l’addiction, en particulier chez les jeunes.
Le verdict, attendu prochainement à Los Angeles, pourrait établir une jurisprudence et influencer de nombreuses autres démarches similaires à travers le pays.
Ce procès met également en lumière une crise croissante de santé mentale chez les adolescents, avec des conséquences parfois dramatiques, soulignant l’urgence de répondre à ces enjeux.






