AU-DELÀ DE L’ÉCUME HISTORIQUE (part2)

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TRiboLAND

Par J.L.T.

De tout temps, la construction d’un récit historique est toujours à usage politique. À chaque moment de grand bouleversement, moment de mutation, ́de doute et d’incertitude, un roman nouveau s’élabore soit pour casser le ciment national ou l’enterrer. Dès lors, l’Histoire n’unit plus, ne soumet plus mais divise.

Aujourd’hui, le ton change. De Ariel à CPT et de ce dernier à Didier, l’heure est à la décontraction, à la stigmatisation, à la remise en question du roman national. Il est vraiment venu le temps des particuralismes et des identités. Des Mémoires. Et les histoires remplacent l’Histoire. Par ainsi, on est passé d’une civilisation du collectif à une civilisation de l’individu. J’aurais bien aimé comprendre comment faire une mémoire à partir de tant de mémoires inventées et contradictoires. Si je m’en abuse, je croyais comprendre que le travail traditionnel de l’historien était de faire passer le passé au présent et au futur.Hélas!Nos historiens, détourneurs de mineurs,en l’absence du bien-être social se veulent la loi du présent́.

Il faut profiter de ce moment douloureux de notre vie de peuple pour créer une ligne de fracture politique possible entre l’ouverture de la vacance du pouvoir à la fermeture. Nous ne sommes pas sans savoir que l’histoire est diverse, plurielle mais en Haïti, l’historien sans histoire personnelle compose une histoire selon son goût et ses préférences.

Je ne me rappelle pas qui disait que l’histoire représentait la manière dont une civilisation prend conscience d’elle-même.Et enseigner l’histoire, c’est assumer une dimension éthique.

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