“7 février : Transition institutionnelle et appel à la mobilisation pour un renouveau d’Haïti”

Par TRiboLAND.com
Ce samedi 7 février, un événement majeur marquera un tournant décisif dans l’histoire récente d’Haïti. À la Villa d’Accueil, une cérémonie solennelle sera organisée pour célébrer la fin officielle du mandat du Conseil de Transition Présidentielle (CPT). Cette étape, qui symbolise la transition vers une nouvelle gouvernance, sera l’occasion pour Laurent St-Cyr, président et coordinateur de cette instance, de prononcer un discours d’adieu chargé d’émotion et de gravité. Devant un parterre de représentants diplomatiques, d’invités de marque et de membres de la société civile, il rappellera l’importance de cette étape dans le processus de reconstruction nationale, tout en mettant en avant les efforts déployés pour stabiliser le pays. En guise de geste symbolique et de passage de témoin, il remettra officiellement le pouvoir au Premier ministre, garantissant ainsi la continuité institutionnelle. Ce geste marque la fin d’une période difficile et l’espoir d’un renouveau pour Haïti, alors que les lumières s’éteignent sur cette étape historique pour en ouvrir une nouvelle, porteuse de promesses et d’ambitions pour un avenir meilleur.
Parallèlement à cet événement officiel, un autre mouvement s’active, porteur de revendications et d’appels à la mobilisation. Le leader du mouvement FREN, au nom de Guy Philippe, prétendu chef de file de la révolution, lance un appel pressant à la nation haïtienne. Selon lui, le pays doit prendre des mesures concrètes et déterminées pour se sortir de la crise profonde qu’il traverse. Il invite la population à adopter des dispositifs appropriés afin d’intervenir dans les institutions administratives de l’État, en vue de restaurer la souveraineté populaire et de mettre fin à la corruption et à l’impunité qui gangrènent la gouvernance. Son appel consiste notamment à envahir pacifiquement les institutions publiques, à hisser le drapeau dessalinien en signe de réappropriation nationale, et à se débarrasser des neuf plus un individus qu’il qualifie de « vauriens » – des figures qu’il accuse d’être responsables de la déliquescence du pays, de ses divisions et de la perte de souveraineté face à des ingérences étrangères, notamment américaines, qu’il décrit comme flagrantes ou criminelles.
En outre, le leader de FREN exhorte la population à prendre son destin en main dès aujourd’hui, en ce samedi 7 février, considéré comme la date butoir pour le renouvellement d’un personnel présidentiel d’un pays effondré, affaibli, voire humilié par ses propres fils au grade politichiens idiots, certains atteints de troubles mentaux ou qualifiés d’« apatrides ». Selon lui, le peuple doit se lever pour faire entendre sa voix, pour réclamer un changement radical et pour mettre fin à un système corrompu qui a trop longtemps maintenu le pays dans la détresse. Son message insiste sur l’urgence d’agir maintenant, sans attendre, afin d’éviter que la situation ne devienne irréversible.
En somme, cette journée du 7 février symbolise à la fois la fin d’une période de transition institutionnelle et le début d’un mouvement de contestation populaire. Elle reflète la complexité de la situation haïtienne, tiraillée entre les enjeux de stabilité, de souveraineté, de lutte contre la corruption, et de souveraineté populaire. Les deux événements, l’un officiel et l’autre de contestation, illustrent la dualité qui caractérise cette nation en quête de renouveau et de justice.






