Communiqué de presse du Collectif Défenseurs Plus

NOTE DE PRESSE
Transition politique en Haïti : Le Collectif Défenseurs Plus exige un dialogue réellement inclusif et dénonce la marginalisation systématique des femmes et des jeunes.
À l’approche de l’échéance historique et politique du 7 février 2026, marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Collectif Défenseurs Plus, organisme de promotion et de défense des droits humains, suit avec une attention soutenue les initiatives de dialogue visant à définir l’avenir de la gouvernance nationale. Il prend acte de la tenue du « dialogue inter-haïtien » à l’hôtel Montana du 1er au 3 février 2026.
Toutefois, il exprime sa profonde indignation face à un constat flagrant : l’absence quasi totale des jeunes et des femmes dans ces espaces de discussions.
Le Collectif Défenseurs Plus rappelle que l’inclusion n’est pas une option, mais une obligation légale et morale. La marginalisation des femmes et des jeunes lors des récentes discussions constitue :
1. Une violation de l’article 17.1 de la Constitution, qui consacre le principe du quota d’au moins 30 % de femmes à tous les niveaux de la vie nationale.
2. Un mépris de l’article 31.1 de la Constitution garantissant la liberté d’association et l’engagement politique sans discrimination.
3. Un déni des droits civils et politiques fondamentaux, transformant ces espaces de dialogue en cercles fermés de l’élite politique, déconnectés des aspirations de la majorité de la population.
On ne peut prétendre résoudre une crise multidimensionnelle en reproduisant les schémas d’exclusion qui en sont l’origine. Un dialogue sans les femmes et les jeunes est un dialogue sans avenir.
Face à l’urgence de stabiliser le pays et de restaurer l’ordre constitutionnel, le Collectif Défenseurs Plus appelle les membres du CPT et les acteurs politiques engagés dans les négociations à :
• Intégrer immédiatement des représentantes des organisations de femmes et des leaders de jeunesse dans les commissions de négociation.
• Garantir que tout organe de transition post-7-février respecte scrupuleusement le quota de 30 % de femmes.
• Axer les discussions sur la création de conditions sécuritaires et techniques permettant l’organisation d’élections générales libres, honnêtes et démocratiques.
Le Collectif Défenseurs Plus réaffirme que la légitimité de la transition repose sur sa capacité à représenter la diversité de la nation haïtienne. Nous resterons vigilants et continuerons à plaider pour que les droits de chaque citoyen et citoyenne soient respectés dans la construction d’une Haïti juste et démocratique.
Port-au-Prince, le 4 février 2026.
Ulrick TINTIN
Responsables des Affaires Juridiques
+(509) 4656-4926






