L’ouragan Mélissa : la rivière Ladig dévaste la ville de Petit-Goâve en raison de la négligence irresponsable du gouvernement.

par TRiboLAND.com
Dans la pénombre silencieuse de la nuit du mardi 28 au mercredi 29 octobre, la rivière Ladig, submergée par les pluies torrentueuses de l’ouragan Melissa, s’est déchaînée, rompant ses digues et déployant une furie dévastatrice sur la cité endormie. Familles entières, plongées dans un sommeil paisible, ont été soudainement prises au piège par la montée fulgurante des eaux, comme si la mer elle-même s’était déchaînée pour engloutir leurs rêves et leur existence.
La catastrophe semble avoir déjà emporté une dizaine de vies, laissant derrière elle un cortège de disparus et de douleurs indicibles, un bilan encore fragile, en perpétuelle évolution, susceptible de s’alourdir sous le poids de l’horreur.
Le témoignage poignant d’une mère, ayant perdu ses quatre enfants, illustre avec une intensité déchirante toute l’ampleur du drame : malgré ses efforts désespérés pour sauver la plus jeune, la force implacable de l’eau l’a emportée sous ses yeux, laissant son âme brisée dans une mer d’impuissance et d’angoisse infinie.
Au lever du jour, à 9h47, plusieurs habitants demeurent prisonniers dans leurs maisons, certains gisant, inertes, dans une insoutenable immobilité, tandis que la pluie continue de s’abattre sans trêve, comme une litanie funèbre. Face à cette inaction des autorités, désormais, ce sont les riverains eux-mêmes, aux mains calleuses et aux cœurs enflammés, qui, bravant la peur et l’abandon, tentent de porter secours aux victimes, faisant preuve d’un courage sacrificiel dans un contexte de totale indifférence administrative.
Les habitants dénoncent avec véhémence un abandon total de la part de l’État, dénonçant le manque d’entretien des rivières, l’effondrement du pont Ladig, qui, malgré maintes alertes et appels à l’aide, reste à ce jour un symbole de négligence et d’oubli. Leur cri de détresse retentit comme une déchirure dans le silence assourdissant d’un pouvoir qui semble s’être égaré dans l’inaction.
Aujourd’hui, la mairie de Petit-Goâve, telle une ombre impassible, demeure invisible, inaccessible, impassible face au désespoir croissant de cette communauté meurtrie. Livrés à eux-mêmes, ces bâtisseurs d’espoir, ces âmes résolues, commencent à envisager des réponses, à réfléchir à des moyens de se relever, déterminés à ne plus accepter l’indifférence, l’injustice et la méfiance d’un pouvoir souvent perçu comme dépourvu de compassion et de vision.
Le bilan des ravages causés par Melissa à Petit-Goâve s’alourdit encore. Emmanuel Pierre, directeur général de la Protection Civile, annonce que les recherches ont permis de retrouver vingt corps, parmi lesquels dix enfants, témoins silencieux de cette catastrophe qui a bouleversé tout un peuple. « Le bilan provisoire s’établit désormais à vingt morts, dix disparus, et d’innombrables dégâts matériels », précise-t-il d’une voix sombre, empreinte de gravité.
Face à cette déflagration de la nature, les habitants de Petit-Goâve, meurtris mais fiers, implorent une intervention immédiate des secours, un soutien fort et ciblé du gouvernement, afin de faire face aux conséquences de cette plaie ouverte, de cette nouvelle épreuve que leur réserve la force impitoyable de la nature. Ils se tiennent là, debout, résolus à ne plus subir l’injustice ni l’indifférence, mais à lutter pour leur survie, leur dignité, et un avenir qui ne sera pas dicté par la fatalité.






