AU-DELÀ DES BRUITS ET DES RUMEURS (SUITE)

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TRiboLAND

AU-DELÀ DES BRUITS ET DES RUMEURS (SUITE)

“De déplaire me plaire”

L’expérience politique traumatisante du siècle passé qui perdure quarante ans durant à ce jour devait nous servir de référence négative pour ne plus tomber dans ce genre d’horreur .Il faudrait penser à enterrer à tout jamais des noms abhorrés, synonymes d’avilissement, de corruption, de crimes, de vols et de toutes les bassesses contestant les caractéristiques humaines à ceux qui ont pataugé corps et âme dans cette boue putride. Mais que le peuple haïtien sache aussi que sans la complicité de ceux qui ne nous ont jamais aimés, ces pages de honte ne se seraient pas inscrites sur le parcours de notre histoire.

Cela ne veut pas dire que nous devons pour autant abandonner la maison du commandeur pour la cage du prisonnier. Mais s’il est vrai que dans les temps forts de l’Histoire, la militance est aveugle, elle ne devrait pas dans le camp haïtien pousser la cécité jusqu’à tomber de Charibde en Scylla. Dans les steppes comme dans les cotonneries, la qualité des relations humaines est en jeu. L’argent, qu’aujourd’hui, on dilapide dans les voitures, motos, carnaval, corruption de parlementaires, de Juges et autres, qu’on distribue à tort et à travers est loin d’être un investissement politique au bénéfice du peuple et c’est très marrant, car, la politique se doit de primer sur la finance folle.

Alors, à nos élites qui ont tout fait pour amener le pays là où il croupit maintenant, ce pays qui bascule dans un cocktail d’arrogance, d’idiotie, d’outrance, de dilettantisme en nous laissant une grande nostalgie, nous disons simplement : “Pour une fois, essayons d’être nous- mêmes “. Parce que plus conscients que nos frères, nous avons été à l’origine de tous les déboires de ce pays depuis 1804. Nos combinards de la capitale haïtienne, à travers les institutions bancaires ont pillé ce peuple, détruit ce pays pour, finalement canaliser les poches de la population vers les coffre-forts des riches, oubliant que demain, l’avenir, c’est la révolte des peuples. Et déjà, ça commence à gronder un peu partout quand on refuse des portes d’entrée à des gens qui fuient la misère. Heureusement, que dans ce putain de système, les ressentiments des populations marginalisées ne visent qu’une fraction de l’élite nationale, sinon cela aurait été une lutte à n’en plus finir entre démunis et possédants.

(À SUIVRE) J.L. T.

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