L’OPINION PUBLIQUE, UNE ARME POUR LA PAIX….

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TRiboLAND

01/04/2026

(À Philippe Elie, Wilson Pierrekus, Alix Jeanty, Dr Jeudi et tout le panel, Adler Auguste, PRA, , Emmanuel Ménard, Morisso Anselme, )

Fleuve impétueux formé de divers torrents, l’opinion publique a le don de façonner l’environnement qu’elle marque de son passage. De concept qu’elle était auparavant, elle est devenue une réalité qui évoque la notion de démocratie et de libéralisme tout en s’opposant, pour l’essentiel, au gouvernement autoritaire ou totalitaire. L’utilisation de l’opinion publique demeure donc liée à l’adoption de l’idéologie politique et surtout à la praxis des régions dont la souplesse donne lieu à une certaine tolérance.

Dans le cas d’Haïti confrontée à une conjoncture de crise avec tout le falbala: vide constitutionnel, absence de structures politiques, flottement ou impéritie de la Direction politique, l’opinion publique reste le seul recours dans l’orientation générale du pays. Ainsi, l’opinion est un arbitre, une conscience soutient Alfred Sauvy. En tant qu’arbitre, il lui revient de confier des missions, de souligner des responsabilité, de délimiter le champ des attributions. En tant que conscience, il lui importe de créer et d’accréditer des concepts dont la nouveauté et l’originalité ne le cèdent en rien à l’efficacité ordinairement relevée dans la cuisine des options révolutionnaires.

Cependant, cette opinion publique subit les fluctuations fantaisistes des démagogues de tout crin, des politicailleurs de toute confession qui n’ont de cesse de pousser la République fatiguée vers l’anarchie et le désordre. Et ce qui est plus troublant, c’est que les meneurs d’opinion loin d’apaiser les risques et autres méfaits de la vengeance, et de l’intolérance, jettent sur le feu des passions une espèce de matière à haut indice de carburation : la calomnie, la dilation, la félonie. Depuis le 7 Février 1986, il ne se passe pas une journée sans qu’on relève ces débordements intempestifs dans les journaux, à la radio, débordements à travers lesquels on perçoit une volonté systématique de destruction des structures de l’État haïtien,d’élaboration et d ‘organisation d’une campagne d’anarchie et d’horreur préjudiciable au relèvement du pays.

Certes, tout le monde sait que la race des politiciens a toujours fait + de tort que de bien à cette nation depuis 1804. Tout le monde sait que, pour les besoins de leur cause, les leaders politiques de même que les Chefs d’État se sont toujours acharnés à diviser la famille haïtienne. À chaque changement de Président ou de direction politique, c’est encore le peuple qui fait les frais de cette division tout à fait inopportune. Mais, si comme le soutiennent certains organismes de haute spiritualité, la famille haïtienne doit continuer à payer les errements de certains de ses membres, nous sommes encore loin de la sortie du tunnel. Si adeptes du pardon et du “Tu ne tueras point” du Créateur, ils arment les bras d’enfants de quinze ans pour vider les entrailles des mambos, qui sont aussi des mères de famille et des sages- femmes utiles à la communauté, c’est à se demander à quelle branche s’accrocher pour éviter l’abêtissement le plus total .

(À SUIVRE) J.L.T.

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