Je soutiens le départ des deux branches de l’Exécutif prévu pour le 7 février.

Je me prononce en faveur du départ des deux branches de l’Exécutif prévu pour le 7 février, un acte qui s’inscrit dans la nécessité de rétablir la légitimité et la démocratie dans notre pays. Ce n’est pas simplement une question de calendrier ou de stratégie politique, mais une étape essentielle pour permettre à notre nation de se relever, de retrouver sa souveraineté et de reconstruire la confiance entre ses institutions et ses citoyens.
En ce qui concerne la décision de renvoyer le Premier ministre à seulement quelques jours de la fin de son mandat — je ne peux comprendre ni accepter cette précipitation. Quelle justification éthique ou administrative peut expliquer une telle démarche, si ce n’est une volonté de manipuler la situation pour des raisons purement politiques ? La fin d’un mandat ne devrait pas être l’occasion de règlements de comptes ou de décisions hâtives qui fragilisent davantage notre stabilité. Une telle action ressemble davantage à une manœuvre de diversion qu’à une véritable gestion responsable.
Par ailleurs, je suis profondément indigné par le fait que, lorsque le chargé d’affaires américain à Washington, le Secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi que le Canada et la France, prennent la défense du Premier ministre, ils le font en violation flagrante des lois qui régissent les relations diplomatiques. Leur intervention, motivée par des intérêts étrangers, bafoue la souveraineté de notre pays et montre une méconnaissance ou un mépris total pour notre indépendance nationale. La diplomatie doit respecter des règles, des principes et une certaine retenue, et non devenir un outil de pression ou d’ingérence déguisée.
Enfin, vouloir imposer des sanctions à deux membres du CPT pour leur collaboration avec des gangs relève non seulement du cynisme, mais aussi d’une manipulation politique honteuse. Il s’agit d’un faux-semblant, d’un leurre destiné à détourner l’attention des vrais enjeux et à justifier une obstruction orchestrée sous couvert de lutte contre la criminalité. Ce n’est ni une justice sincère ni une démarche honnête, mais une opération de déstabilisation politicienne qui n’a pour seul but de faire passer un message de violence et d’intimidation.
Je refuse de suivre Washington dans cette démarche qui, au fond, ne sert que ses propres intérêts, en méprisant la souveraineté et la dignité de notre nation. Notre pays doit rester maître de son destin, respecter ses lois, ses institutions et ses principes. La souveraineté n’est pas une simple formule : c’est la garantie de notre liberté, de notre identité et de notre avenir.
Vive la patrie, libre, fière et indépendante !
Enel Richard, Citoyen haïtien engagé






