Le sous-secrétaire d’État américain, Christopher Landau, lance un appel vibrant aux dirigeants haïtiens : qu’ils mettent un terme aux querelles intestines, afin de cesser d’alimenter une crise qui semble sans fin.

Par TRiboLAND.com
Le sous-secrétaire d’État américain, Christopher Landau, a prononcé un message clair et ferme à l’intention des autorités haïtiennes, les exhortant à mettre fin aux luttes intestines qui n’ont fait qu’aggraver une crise déjà profonde et multidimensionnelle. Dans une déclaration récente, M. Landau a souligné que la cohésion et l’unité des dirigeants du pays sont indispensables pour faire face aux défis majeurs qui secouent Haïti, notamment la recrudescence de la violence et l’expansion des activités des gangs armés. Selon lui, ces groupes criminels, qui ont lancé cette semaine de nouveaux appels à la violence, représentent une menace directe à la stabilité et à la sécurité nationale.
Le diplomate américain a insisté sur le fait que les États-Unis restent pleinement engagés à soutenir le peuple haïtien dans sa recherche de paix et de stabilité. À cet effet, il a indiqué que Washington est prêt à prendre des mesures concrètes, notamment par le biais de sanctions ciblées contre toute personne ou entité qui serait responsable de compromettre la paix ou d’entraver le processus démocratique dans le pays. Ces mesures visent à dissuader toute tentative de déstabilisation, tout en encourageant un dialogue constructif entre les acteurs politiques haïtiens.
Cette intervention intervient dans un contexte particulièrement tendu et incertain, alors que le mandat du Conseil de Transition Politique (CPT) doit officiellement expirer le 7 février prochain. Pourtant, la situation politique demeure chaotique, avec des conseillers présidentiels qui mènent des négociations en secret dans le but de prolonger leur influence et leur pouvoir. Ces discussions, souvent tenues dans la discrétion, soulèvent des préoccupations quant à leur légitimité et à leur compatibilité avec un processus démocratique transparent.
Mercredi 19 novembre 2025 marque une étape importante dans cette crise, puisqu’il s’agit de la quatrième journée consécutive depuis la réception, par le CPT, du calendrier électoral ainsi que du décret électoral. Pourtant, à ce jour, aucune décision définitive n’a été prise quant à la mise en œuvre de ces documents, en raison de divergences d’opinions parmi les membres du conseil. Certains conseillers estiment que les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections crédibles et transparentes, ce qui freine toute avancée concrète vers une restitution démocratique. D’autres, en revanche, défendent l’idée d’une prorogation du mandat du CPT afin de maintenir une influence politique, quitte à ignorer la volonté populaire exprimée dans le cadre des processus électoraux.
Face à cette situation d’incertitude, la communauté internationale continue de suivre avec vigilance l’évolution de la crise haïtienne. La stabilité du pays, la sécurité de sa population et la pérennité de ses institutions démocratiques en dépendent directement. La nécessité d’un dialogue sincère, d’une unité politique et d’un respect du calendrier électoral apparaît plus que jamais comme une priorité pour espérer sortir de cette crise profonde. Cependant, tant que les divergences perdurent et que l’instabilité prévaut au sein même des institutions, la voie vers une résolution durable reste incertaine.






