Ramaphosa exhorte Israël à libérer les Sud-Africains retenus, espérant ouvrir la voie à la liberté et à la justice pour leurs compatriotes.

Par TRiboLAND.com
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exprimé, jeudi, son profond mécontentement face à l’arrestation des militants sud-africains par les forces armées israéliennes, exigeant leur libération immédiate à la suite de l’interception de la flottille Global Sumud, dans la nuit précédente.
Le blocus de la bande de Gaza par Israël, qui perdure à la fois sur terre et en mer, continue de susciter l’indignation internationale. Selon les dernières informations recueillies, la flottille, composée d’une quarantaine de navires transportant des activistes venus du monde entier et une cargaison d’aide humanitaire essentielle, a été interceptée dans la nuit de mercredi à jeudi par la marine israélienne. La majorité des bateaux ont été stoppés, escortés de force vers le port d’Ashdod, où ils ont été placés en détention administrative.
Les militants, privés de la possibilité d’être assistés par leurs avocats lors des démarches d’immigration menées à leur encontre, ont été retenus dans des conditions que l’on dit difficiles. Cependant, le centre juridique Adalah, qui collabore étroitement avec la flottille, a indiqué jeudi après-midi avoir finalement obtenu l’autorisation d’accéder au port pour consulter les activistes détenus, apportant ainsi une lueur d’espoir et de transparence à cette opération controversée.
Parmi les personnes incarcérées figurent au moins trois Sud-Africains, parmi lesquels Nkosi Zwelivelile « Mandla » Mandela, petit-fils emblématique de Nelson Mandela. La situation de trois autres citoyens sud-africains reste encore à clarifier, la présidence de l’Afrique du Sud précisant que leurs cas sont en cours de vérification.
Face à cette situation inquiétante, le président Ramaphosa n’a pas tardé à réagir, réclamant la libération immédiate de tous les militants détenus. Il a dénoncé fermement cette arrestation, parlant d’un acte d’« enlèvement » et qualifiant l’interception d’« une autre grave violation de la solidarité internationale avec Gaza », soulignant la nature injuste et disproportionnée de cette opération.
Par ailleurs, il a été rapporté qu’un des navires de la flottille, le Mikeno, aurait réussi à contourner le blocus, se faufilant dans les eaux territoriales palestiniennes. Le contact avec ce bateau aurait été perdu, ce qui alimente les inquiétudes quant à la sécurité et à l’issue de cette tentative de contourner la répression maritime israélienne.






