Trump signe un décret permettant l’hospitalisation forcée des personnes sans-abri

Par TRiboLAND.com
Le nouveau décret exécutif signé par le président Trump vise à renforcer la lutte contre le sans-abrisme en encourageant les autorités locales à renouveler leur engagement civil. Cette démarche consiste à placer de force des personnes souffrant de troubles mentaux dans des établissements de traitement, sans leur consentement.
Pourquoi cela est-il important ? L’engagement civil involontaire a longtemps été utilisé comme un moyen préventif pour confiner des individus afin d’éviter qu’ils ne se blessent ou ne menacent autrui. Selon plusieurs études, cette pratique concerne principalement des groupes vulnérables tels que les personnes LGBTQ+, les minorités raciales et les personnes en situation de handicap.
Contexte : L’ordre signé jeudi par Trump prévoit le transfert des sans-abris vers des institutions « à long terme » afin d’assurer un « traitement humain », dans le but, selon l’administration, de « restaurer l’ordre public ». Le décret invite également les responsables à examiner la possibilité de mobiliser des fonds fédéraux pour garantir que les personnes atteintes de troubles mentaux graves ne soient pas libérées dans la communauté simplement parce que les établissements publics manquent de lits disponibles.
En outre, l’ordonnance demande au ministère de la Justice d’évaluer les sans-abris arrêtés pour des infractions fédérales afin de déterminer s’ils constituent des « personnes sexuellement dangereuses ».
Les critiques : Certains estiment que cet ordre ne contribuera pas à réduire le sans-abrisme, soulignant que les tentatives passées d’institutionnalisation de masse ont souvent violé les droits constitutionnels, notamment ceux garantis par le Quatorzième Amendement, en matière de procédure régulière.
Selon Donald Whitehead, Jr., directeur de la Coalition nationale pour les sans-abri : « Ces décrets ignorent des décennies de pratiques fondées sur des preuves en matière de logement et de services de soutien. » Il ajoute que ces mesures « représentent une approche punitive, inefficace pour résoudre le problème du sans-abrisme et qui, au contraire, aggrave les difficultés des personnes vulnérables. »






