Après trois décennies de démocratie, les résultats observés dans de nombreux pays africains, notamment ceux francophones, s’avèrent alarmants.

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Triboland

Par Triboland.com

Le 14 juillet dernier, l’ancien Premier ministre malien Choguel Maïga a publié une dénonciation du bilan de plus de trente années de démocratie occidentale en Afrique. Il considère que ce modèle démocratique n’a été qu’un instrument de manipulation des masses populaires, de la jeunesse et d’une partie de l’intelligentsia, reposant sur des pratiques frauduleuses et une instrumentalisation des médias et des élites.

Selon lui, la démocratie en Afrique s’est révélée être un processus corrompu, où des fraudes électorales massives et systématiques, alimentées par la manipulation des populations, ont permis à une minorité de s’emparer du pouvoir. La collusion entre élites politiques et militaires, renforcée par des médias contrôlés, a favorisé cette concentration du pouvoir au détriment des populations.

L’ancien Premier ministre souligne que, malgré plus de trois décennies d’exercice démocratique, les résultats pour les nations africaines sont désastreux, notamment dans les pays francophones. Il évoque une multiplication des conflits civils avec des pertes humaines considérables, la prolifération des maladies et épidémies, la famine, ainsi que le déplacement massif de populations vers des camps de réfugiés. Par ailleurs, il dénonce la répétition des coups d’État, la détérioration du système éducatif, la désorganisation des forces armées, et la désintégration des structures étatiques, aboutissant à une fragilisation profonde des États et des nations africains.

Ce regard critique remet en question l’efficacité du modèle démocratique occidental en contexte africain, en soulignant ses effets délétères sur la stabilité, la souveraineté et le développement des pays concernés.

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