Réaction d’un leader haïtiano-américain face à l’interdiction de voyage de Trump : Une situation désastreuse

Par TRiboLAND.com avec MSN.COM
Le président Donald Trump a relancé une politique emblématique de son premier mandat en annonçant l’interdiction pour les citoyens de 12 pays, dont Haïti, de se rendre aux États-Unis, tout en imposant des restrictions à ceux de sept autres nations.
La décision de placer Haïti sur cette liste d’interdiction complète soulève des inquiétudes, car les dirigeants affirment que les individus les plus touchés par cette politique sont également ceux qui sont le plus exposés à la violence et à la pauvreté dans leur pays d’origine.
En 2017, Haïti avait échappé à une interdiction de voyage, mais se retrouve désormais sur la liste en raison des taux élevés de dépassements de visa et de l’immigration illégale, selon l’administration Trump.
Cette annonce intervient alors qu’un nombre croissant de Haïtiens fuient la pauvreté, la faim et l’instabilité politique qui sévissent dans leur pays.
Phillip Brutus, avocat spécialisé en immigration et premier Haïtiano-américain à siéger à l’Assemblée législative de Floride, a souligné que les personnes touchées par cette interdiction sont principalement celles qui n’ont jamais obtenu de visa ou celles dont les visas ont expiré et qui ne peuvent pas les renouveler en raison de la fermeture des ambassades ces deux dernières années. Pour lui, l’impact réel de cette politique pourrait être limité.
Il a également précisé qu’il existe des exceptions à cette interdiction, notamment pour les résidents permanents des États-Unis, mais il estime que les réfugiés seront les plus durement affectés, surtout ceux qui tentent de demander l’asile dans un contexte où les vols entre Haïti et Miami sont rares.
Les répercussions de cette interdiction ne se limitent pas seulement aux nouveaux arrivants. Brutus a souligné que l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) continue d’arrêter des personnes aux tribunaux d’immigration, et que des incertitudes planent sur des programmes tels que le statut de protection temporaire (TPS), qui pourrait prendre fin prochainement.
Pour Brutus, bien que l’interdiction de voyage soit préoccupante, elle pourrait n’être qu’un élément supplémentaire d’une série de mesures néfastes pour la communauté haïtienne.
Il résume la situation en déclarant : “C’est un véritable chaos. L’administration semble adopter une approche d’attaque généralisée contre la communauté haïtienne, que ce soit à travers l’interdiction de voyage, la fin du TPS ou les arrestations dans les tribunaux. C’est une sorte de blitzkrieg sur notre communauté.”
L’interdiction de voyage prendra effet lundi à 12h01.






