“En dépit des ombres de la pauvreté qui nous encerclent, nos dirigeants malveillants s’approprient notre richesse, telle une marée sournoise qui emporte nos espoirs.”

03 – 05 – 2025
Dans un contexte politique marqué par l’instabilité, le gouvernement haïtien a choisi d’établir un partenariat avec une entreprise de lobbying américaine, en allouant un budget de 35 000 dollars par mois. L’objectif est d’obtenir le soutien de la Maison-Blanche pour la situation en Haïti. Ce partenariat a été formalisé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a signé le contrat le 7 février dernier. Celui-ci a ensuite été déposé le 18 février au ministère de la Justice des États-Unis par Carlos Trujillo, un ancien membre républicain du Congrès de Floride et ancien ambassadeur de Donald Trump auprès de l’OEA. Selon le Miami Herald, Trujillo a joué un rôle central dans l’équipe de campagne de Trump.
Cependant, cette initiative soulève des interrogations, notamment en raison de l’absence d’achats de matériel destiné à soutenir les forces de l’ordre haïtiennes dans leur lutte contre la criminalité depuis l’instauration du Conseil de Pilotage de la Transition (CPT). Il est d’autant plus alarmant de constater que, alors que la situation sur le terrain reste critique, les autorités haïtiennes semblent dépenser des fonds de manière démesurée pour des activités de lobbying aux États-Unis. Quel constat décevant pour un pays dont les dirigeants semblent faire preuve d’une incompétence flagrante.






