Laurent Gbagbo donne le coup d’envoi de sa campagne électorale en Côte d’Ivoire

Par TRiboLAND.com
Le 8 février dernier, sur le sol vibrant de l’Abidjan, Laurent Gbagbo a donné le coup d’envoi de sa campagne de mobilisation en prévision de la présidentielle d’octobre prochain. Dans le cadre majestueux du stade de Marcory, des milliers de fervents partisans se sont rassemblés, défiant l’ombre de l’inéligibilité qui pèse sur l’ancien président.
Au cœur de cette arène emplie de passion, Laurent Gbagbo a dévoilé sa tournée de mobilisation, baptisée « Côcôcô », un symbole éclatant de son retour sur la scène politique ivoirienne. Bien qu’il porte le fardeau d’une condamnation liée à la tumultueuse crise post-électorale de 2010-2011, sa détermination à faire entendre sa voix s’affiche avec éclat. À peine a-t-il franchi les portes du stade qu’il a, d’un ton enjoué, exhorté la foule : « Je veux entendre des cris de joie ! »
L’énergie collective de ses partisans est palpable, telle une onde électrisante. Les militants du PPA-CI nourrissent l’espoir qu’un tel engouement populaire saura persuader les autorités de réintégrer Gbagbo sur la liste électorale. Profitant de cette rencontre vibrante, l’ex-dirigeant a énoncé ses conditions pour garantir une élection empreinte de paix, dénonçant les pressions infligées aux opposants et critiquant la Commission électorale indépendante (CEI), qu’il accuse d’être sous l’emprise du président actuel, Alassane Ouattara.
Laurent Gbagbo, par sa volonté affirmée de s’imposer comme une figure centrale de la prochaine élection, malgré les entraves juridiques qui le freinent, livre un message puissant à ses partisans. Son discours appelle à l’unité, à la force d’une démocratie renouvelée, tout en avertissant contre les dérives autoritaires qui pourraient assombrir l’horizon politique.






