Acquérir le Groenland ? « Ce n’est pas une plaisanterie », affirme Marco Rubio, le secrétaire d’État américain.

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Lors d’une interview radiophonique le 30 janvier 2025, le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que l’intention de Donald Trump d’acheter le Groenland n’est « pas une blague ». Cette déclaration intervient dans un contexte où les ambitions du président américain suscitent des préoccupations, tant au sein de l’autonomie danoise qu’au-delà.

Rubio a précisé que l’objectif de cette acquisition n’est pas simplement territorial, mais qu’il s’inscrit dans la stratégie des intérêts nationaux américains. Il a évoqué la menace que représente la Chine, qui envisagerait de renforcer sa présence dans l’Arctique, y compris au Groenland. Ce point de vue semble négliger le statut d’allié du Danemark au sein de l’OTAN, ce qui soulève des questions sur la légitimité de telles ambitions. En réponse à Trump, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a réaffirmé lors d’une conversation téléphonique le 24 janvier que le Groenland ne peut pas être mis en vente, en dépit de l’agressivité perçue du président américain.

Le royaume du Danemark, qui comprend le Danemark métropolitain, le Groenland et les îles Féroé, a accordé un statut d’autonomie au Groenland en 1985. Cependant, ce statut n’a pas empêché le renouveau des aspirations indépendantistes sur cette vaste île, peuplée de seulement 57 000 habitants. Un sondage récent a révélé que 85 % des Groenlandais souhaitent ne pas devenir américains, selon les déclarations d’Aaja Chemnitz, députée représentant le Groenland au sein du Parlement danois. Elle a également exprimé le désir des Groenlandais d’établir de bonnes relations avec le Danemark, tout en cherchant leur propre voie identitaire.

En réponse à ces tensions, Mette Frederiksen a entrepris une tournée diplomatique à travers l’Europe pour obtenir le soutien des autres pays de l’Union européenne. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a même évoqué, bien que de manière prudente, la possibilité d’un déploiement de troupes européennes au Groenland si les intérêts de sécurité étaient menacés. Cette déclaration souligne l’importance géopolitique croissante du Groenland et les implications potentielles d’une telle initiative américaine.

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