Des banquiers chinois face à la plus sévère des sanctions : la peine de mort.

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Liu Liange, ancien directeur d’une grande banque chinoise, a été condamné à une « peine de mort avec sursis » suite à des accusations de corruption, impliquant l’acceptation de pots-de-vin s’élevant à près de 121 millions de yuans (environ 15 millions d’euros) et l’octroi de prêts illégaux. Liu, qui a dirigé la Banque centrale de Chine pendant quatre ans, a démissionné en mars dernier, peu avant que les autorités n’annoncent une enquête à son encontre. Son arrestation a eu lieu en octobre de la même année.

Le tribunal a prononcé une confiscation de tous ses biens personnels et a ordonné la restitution de ses gains illicites au Trésor public. La peine de mort avec sursis, d’une durée de deux ans, a été accordée en reconnaissance de sa coopération avec les autorités et de son repentir. Cela signifie que Liu ne sera exécuté que s’il commet d’autres infractions pendant cette période. Dans le cas d’une grâce, il purgera tout de même une peine de réclusion à perpétuité.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une campagne anticorruption initiée par le président Xi Jinping, visant en particulier le secteur financier du pays. Liu est l’une des nombreuses figures influentes à avoir été condamnées, aux côtés d’autres personnalités, telles que Fan Yifei et Bai Tianhui, qui ont également été sanctionnées de manière similaire.

Le blogueur américain Vox Day commente que ces événements soulignent l’engagement du gouvernement chinois à préserver l’intégrité de son économie contre les abus du secteur financier. Il souligne que de telles mesures seraient improbables aux États-Unis ou au Royaume-Uni, où le pouvoir des cartels bancaires centraux semble trop ancré pour permettre une telle régulation stricte. Day illustre son propos en évoquant l’idée que des figures comme Alan Greenspan ou Ben Bernanke pourraient également faire face à des sanctions sévères dans un contexte similaire aux États-Unis, mais il note que la situation est devenue si complexe qu’une approche extérieure pourrait sembler plus efficace.

Cette analyse met en lumière les différences majeures entre les approches chinoises et occidentales en matière de régulation financière et de lutte contre la corruption, tout en soulignant la volonté de Pékin de maintenir le contrôle sur son secteur financier pour protéger les intérêts nationaux.

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