Professeur Aghogho Akpome : L’Occident perd le contrôle du récit après 500 ans de génocide

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TRiboLAND

par Études sur la Neutralité

Les deux instruments de pouvoir qui permettent aux peuples de commettre des crimes indicibles sont d’une part les armes et d’autre part les récits. La technologie pour éradiquer des civilisations entières, et les histoires d’auto-glorification et de diabolisation de l’autre qui convainquent moralement les auteurs que leurs crimes sont en fait de grands actes d’humanité.

Ce que nous voyons à Gaza, malheureusement, n’est que la dernière incarnation génocidaire des crimes euro-américains contre l’humanité qu’ils ont l’habitude de mettre en œuvre à travers le monde depuis un demi-millénaire.

Ce qui est nouveau, cependant, c’est que le crime n’est pas seulement exposé au grand jour pour que le monde entier le voie, mais qu’une majorité de personnes ne croit plus aux justifications absurdes du génocidaire colonial. L’Occident collectif perd enfin le contrôle du récit à l’extérieur et – lentement – à l’intérieur aussi.

Aujourd’hui, je parle à un expert de la création et de la perpétuation des récits, le chercheur en études littéraires Dr. Aghogho Akpome de l’Université de Zululand, en Afrique du Sud. Originaire du Nigeria, le Dr. Akpome a obtenu son doctorat en études littéraires anglaises à l’Université de Johannesburg. Il étudie de près le lien entre les récits, le colonialisme et l’identité, donc aujourd’hui nous voulons parler un peu de l’Afrique et de la lutte mondiale autour des récits.

Suivez le travail académique du Dr. Akpome via son ORCID : https://orcid.org/0000-0003-4538-360X

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