L’Association Militaire d’Haïti (AMIDH) exprime une forte désapprobation envers l’ambassadeur américain Denis B. Hankins, considérant sa présence comme incompatible avec les intérêts nationaux.

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

L’Association Militaire d’Haïti (AMIDH) demande au Conseil présidentiel de transition (CPT) de déclarer l’ambassadeur américain Denis B. Hankins, “persona non grata”, une démarche qui pourrait être interprétée comme une volonté de réaffirmer la souveraineté haïtienne face aux ingérences étrangères.

En exigeant son expulsion, l’AMIDH souligne une tension croissante dans les relations bilatérales, où la diplomatie américaine pourrait être perçue comme un obstacle à la stabilité politique d’Haïti.

L’Association Militaire d’Haïti (AMIDH) a exprimé une vive contestation à l’égard du diplomate américain Denis B. Hankins, sollicitant du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) qu’il le déclare “persona non grata” et qu’il procède à son expulsion du pays.

Dans une lettre ouverte adressée au président du CPT, Leslie Voltaire, l’AMIDH présente les raisons qui motivent cette demande d’expulsion. L’organisation souligne les implications de la présence de Hankins sur la souveraineté nationale et le contexte politique en cours, mettant ainsi en lumière les tensions entre l’intervention étrangère et l’autonomie locale.

Cette position de l’AMIDH soulève des questions cruciales concernant le rôle des diplomates étrangers en Haïti et les perceptions de leurs interventions dans les affaires internes du pays. En demandant l’expulsion de Hankins, l’association militaire cherche non seulement à affirmer son autorité, mais aussi à revendiquer une plus grande indépendance dans la gestion des relations internationales d’Haïti.

L’AMIDM émet une critique acerbe à l’encontre de l’intervention inopportune du diplomate américain dans les affaires internes d’Haïti, la qualifiant d’insultante et provocatrice. Cette immixtion est perçue comme une violation manifeste de la convention de Vienne sur les droits internationaux, ce qui soulève des questions sur le respect des normes diplomatiques.

L’association va plus loin en accusant le diplomate de commettre des infractions selon le code pénal haïtien. Elle fait allusion à des pratiques douteuses, telles que des échanges d’informations entre l’ambassadeur Denis Bruce Hankins et des individus recherchés par les autorités, créant un climat de suspicion quant à l’intégrité des opérations diplomatiques.

De plus, la présence inattendue de M. Hankins au ministère de la Défense le 1er juillet suscite des inquiétudes. Les militaires expriment leur mécontentement face aux pressions qu’il aurait exercées sur l’ULCC pour obtenir la publication d’un rapport lié à l’inculpation de trois conseillers-présidents impliqués dans un scandale de corruption. Cette situation met en lumière une dynamique problématique entre les acteurs étrangers et les institutions nationales, soulevant des questions sur la souveraineté d’Haïti et l’intégrité de son système judiciaire.

Pire encore, l’association souligne que l’ambassadeur Hankins a lui-même admis, lors de son passage dans l’émission « Le Point » sur Radio Métropole, avoir eu des contacts avec les gangs, notamment pour cerner leurs intentions lorsque des tirs ont été dirigés sur la façade du bâtiment de l’Ambassade à Tabarre.

Ces agissements constituent, selon l’association, une véritable insulte et un affront à la République ainsi qu’à la fonction de M. Voltaire. Ils attestent également de l’influence néfaste de lobbyistes, de multinationales et d’agents étrangers dans la déstabilisation orchestrée du pays.

Parmi les éléments contribuant à ce chaos, l’association cite l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, la fédération des gangs sous l’égide de l’ancienne cheffe du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (Binuh), le programme « Biden » qui incite à l’exode des citoyens, la neutralisation systématique de la police par l’infiltration des gangs, le maintien intentionnel des forces armées dans l’inaction, le refus d’équiper le gouvernement avec des matériels modernes pour lutter contre les gangs, ainsi que la déportation massive de migrants haïtiens par la République dominicaine. L’AMIDH souligne que toutes ces actions justifient l’expulsion de l’ambassadeur Hankins du pays, ses comportements étant graves et susceptibles de compromettre la sécurité nationale.

Dans une analyse de la situation, l’AMIDH souligne que la décision de déclarer une personne persona non grata ne compromet pas les relations diplomatiques entre Port-au-Prince et Washington. Toutefois, cette action doit être perçue comme une opportunité de réévaluation de ces relations, prenant en considération la nécessité de préserver la dignité du peuple haïtien et de restaurer sa souveraineté. C’est ce qu’affirme le major Joseph Dieunor Alexandre dans sa lettre adressée au président du CPT, Leslie Voltaire, et au premier ministre Garry Conille.

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