La main-d’œuvre haïtienne est indispensable pour assurer la production de riz en République dominicaine. 

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Le président de la Fédération nationale des producteurs de riz de la République dominicaine (Fenarroz), Marcelo Reyes, a affirmé avec conviction qu’il est impératif d’intégrer la main-d’œuvre haïtienne dans notre secteur agricole.

Il est temps de mettre un terme à la double norme qui entoure les travailleurs haïtiens. La vérité est claire : la République dominicaine a besoin de cette main-d’œuvre pour assurer la prospérité de notre agriculture à travers tout le pays. Ignorer ce besoin ne fera qu’affaiblir notre capacité à produire des aliments et à soutenir notre économie.

Pour garantir la production alimentaire dans nos campagnes, il est crucial de mettre en œuvre des mécanismes efficaces qui facilitent l’accès des travailleurs haïtiens au marché du travail. Cela permettra non seulement d’augmenter notre production, mais aussi de créer un environnement de travail plus juste et équitable.

De plus, il est temps de réévaluer le Code du travail, qui impose un ratio de 80-20 en matière d’emploi, car il ne reflète pas la réalité dynamique de notre secteur agricole. Nous devons revendiquer des ajustements pour mieux répondre aux défis actuels et futurs.

Ensemble, soutenons une agriculture forte et durable en reconnaissant et en valorisant le rôle essentiel de la main-d’œuvre haïtienne.

Le fameux principe des 80-20 impose que 80 % des employés d’une entreprise soient dominicains, laissant seulement 20 % aux travailleurs étrangers. Pourtant, dans le secteur du riz, cette règle semble impossible à appliquer !

La réalité est que la main-d’œuvre haïtienne dans la production de riz est littéralement “avalée”, passant d’une ferme à l’autre sans véritable stabilité. On estime qu’environ cent mille Haïtiens pourraient être nécessaires chaque année pour faire tourner ce secteur vital. Pendant ce temps, les Dominicains se concentrent sur les tâches techniques essentielles, comme la fertilisation, la conduite des tracteurs, le nivellement et la construction de murs.

Dans un autre registre, le président de Fenarroz se montre optimiste quant à la volonté du gouvernement de protéger les producteurs de céréales des baisses tarifaires qui entreront en vigueur en janvier 2025, selon les dispositions du DR-CAFTA. Une promesse qui pourrait bien changer la donne pour l’avenir du riz en République dominicaine !

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