Les citoyens de Santiago font part de leurs préoccupations concernant les opérations d’immigration menées à l’encontre des étrangers en situation irrégulière.

Par TRiboLAND.com
Dans les rues animées de Santiago, une tension palpable s’est installée suite aux récentes opérations de la Direction Générale de la Migration (DGM). Les autorités, déterminées à renforcer leur stratégie de déportation massive des immigrants en situation irrégulière, ont mené des actions qui ont suscité de vives réactions parmi les employeurs et les résidents.
Des centaines de Haïtiens ont été arrêtés, plongeant ainsi plusieurs familles et entreprises dans l’incertitude. Les voix de ceux qui dépendent de cette main-d’œuvre étrangère se sont élevées, témoignant des conséquences dramatiques de ces mesures sur leur quotidien. Les commerces, jadis animés par une diversité de talents, se retrouvent désormais face à un avenir préoccupant, alors que la communauté s’interroge sur le sens de ces interventions.
La ville, qui a toujours été un carrefour de cultures, ressent désormais le poids de ces décisions. Les histoires de solidarité et de collaboration entre les résidents et les travailleurs étrangers se heurtent à une réalité où la peur de l’expulsion remplace l’espoir d’un avenir partagé.
Dans le quartier d’El Ingenio Abajo, un livreur haïtien travaillant pour une petite épicerie se retrouvait dans une situation délicate lorsqu’il fut arrêté, et sa moto, saisie par les autorités. Son employeur, Juan Minaya, propriétaire de l’établissement, ne pouvait pas rester les bras croisés. Déterminé à récupérer le bien de son employé, il se dirigea vers le centre de rétention où les étrangers en situation irrégulière étaient détenus.
Sur place, Minaya ne put contenir son indignation. « C’est un vol », s’écria-t-il, défendant la légitimité de la moto et de son usage. Selon lui, tout était en règle, et il estimait que son véhicule, ainsi que les marchandises et l’argent que son employé avait sur lui lors de son arrestation, devaient lui être restitués sans délai. Les événements prenaient une tournure inattendue, révélant les défis que les travailleurs immigrants affrontaient au quotidien.
Dans la petite ville de Licey, Nancy, une femme déterminée qui possède une crèche, ne pouvait contenir son indignation. Ce samedi matin, un groupe d’immigration était venu emporter les 20 Haïtiens qui avaient œuvré à ses côtés depuis des heures, mettant en péril son entreprise et le quotidien de ces travailleurs.
« Je ne comprends pas pourquoi ils doivent tous partir », s’est-elle exclamée, la voix chargée d’émotion. « Ils devraient se concentrer sur ceux qui ne contribuent pas, pas sur ceux qui travaillent honnêtement. Comment vais-je continuer à faire tourner ma crèche sans eux ? » Sa tristesse et son désespoir résonnaient dans l’air, témoignant des défis auxquels elle était confrontée.
Luis de los Santos, un homme touché par la situation, a exprimé son indignation en racontant que son véhicule, qu’il avait loué à un chauffeur haïtien travaillant sur la route M, avait été saisi. “Je suis le propriétaire de la voiture et tous mes documents sont en règle. Je demande qu’elle me soit restituée”, a-t-il déclaré, visiblement frustré par cette situation injuste.
En parallèle, le gouvernement a lancé une opération controversée le 2 octobre, visant à renvoyer chaque semaine jusqu’à 10 000 migrants haïtiens sans papiers. Cette initiative s’inscrit dans un plan plus large pour gérer la question de l’immigration, mais elle soulève de nombreuses inquiétudes et interrogations au sein de la population.
Des données préliminaires au niveau national révèlent qu’en seulement une journée, jeudi, 1 242 Haïtiens ont été reconduits à la frontière, tandis que le vendredi, ce chiffre a atteint 1 182. À Santiago, les opérations menées vendredi ont abouti à l’interpellation de 510 personnes, bien que le nombre exact d’arrestations pour ce samedi n’ait pas encore été communiqué.
L’équipe du Diario Libre a tenté de joindre un représentant de la DGM au centre de détention, sans succès. Un soldat a indiqué que le colonel en charge se trouvait à San José de las Matas et n’était pas disponible pour répondre aux questions.
Alors que l’institution se préparait à annoncer des nouvelles importantes, son département de communication a pris l’initiative de téléphoner pour partager les chiffres préliminaires. Avec une assurance palpable, ils ont confirmé que les opérations se poursuivraient dans les jours à venir, promettant ainsi une continuité dans leurs efforts.
Dans le contexte de cette situation, le gouvernement a mis en place un plan ambitieux. Ce dernier vise non seulement à réaliser des rapatriements massifs, mais aussi à renforcer le nombre de personnel aux frontières. En parallèle, une lutte acharnée contre les réseaux de trafic humain est également engagée, marquant une étape cruciale dans la protection des populations vulnérables.
Après le discours du président Luis Abinader à l’Assemblée générale des Nations Unies, où il a mis en lumière les résultats mitigés de la Mission de soutien à la police haïtienne dirigée par le Kenya, le gouvernement a décidé de prendre des mesures concrètes. Il s’agissait d’une réponse réfléchie à une situation de plus en plus préoccupante.
Dans un contexte où la migration irrégulière pose des défis grandissants, le gouvernement a clairement affirmé sa détermination à s’attaquer à ce phénomène, tout en veillant à maintenir la sécurité et la stabilité du pays. Ainsi, ces actions témoignent d’une volonté ferme de faire face aux enjeux contemporains qui affectent la nation.







Dans un contexte où la migration irrégulière pose des défis grandissants, le gouvernement a clairement affirmé sa détermination à s’attaquer à ce phénomène, tout en veillant à maintenir la sécurité et la stabilité du pays. Ainsi, ces actions témoignent d’une volonté ferme de faire face aux enjeux contemporains qui affectent la nation.
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