Le théâtre de l’incompétence : “Les Coulisses d’un Pouvoir Corrompu / Remaniements et Manipulations en Haïti”

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TRiboLAND

Par Jimmy Elinor

Au cœur d’un gouvernement haïtien gangréné par la corruption, des remaniements aussi incohérents que chaotiques secouaient encore ses rangs. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont la gouvernance semble plus un labyrinthe sans sortie qu’un chemin vers le changement, procédait aujourd’hui à une nouvelle série de mutations.

Lors du Conseil des Ministres qu’il a lui-même présidé, PM Fils-Aimé a annoncé la révocation de plusieurs hauts responsables. Parmi eux, Hans Jacques Ludwig Joseph, fraîchement revenu d’un forum contre la corruption aux États-Unis, a été remplacé par Goethie Varnelle Morency à la tête de l’ULCC. La nouvelle direction de l’ULCC, désormais confiée à Morency, incarnait à elle seule la continuité d’un pouvoir en perte de repères.

Au même moment, Patrick Norzéus, un ancien député, prenait en main la direction du SEMANAH, succédant à une administration entachée de scandales. Gérald Ramplais, lui, accusé d’avoir orchestré le détournement d’une cargaison de riz périmé, a été remplacé par Walter Gabelus, dans une nouvelle tentative de masquer l’étendue de la corruption.

Dans la tourmente, Williot Patrick Chrispin, secrétaire d’État à la Communication, qui semblait depuis trop longtemps réduit à l’ombre de lui-même, a été évincé. Son successeur, Lucien Jura, ancien porte-parole de la présidence, incarnait une nouvelle étape dans cette valse des postes, toujours plus instable.

Par ailleurs, à l’Office nationale d’assurance vieillesse (ONA), un poste stratégique, un directeur général adjoint nommé Job Pierre, proche du parti Alliance pour une Société sans Exclusion (ASE), a été désigné. Chose remarquable dans ce contexte, il entretient des liens avec Cholzer Chancy, ancien député et actuel chef du ministère du Tourisme, symbole d’un réseau d’influence tissé dans l’ombre.

Il semble que cette succession de changements ne soit qu’un prélude à une vague de nouvelles évictions, orchestrée par un Premier ministre dont l’image est ternie par sa soif de pouvoir et sa brutalité. Certains le qualifient de « cancer » ou de « maniaque », prêt à liquider tout ce qui pourrait menacer son pouvoir, même si cela signifie détruire le peu qu’il reste du pays.

Dans cette mascarade de gouvernance, ceux qui osent dénoncer la corruption sont chassés, remplacés par ceux qui, eux, en profitent. Un triste spectacle où l’obsession du pouvoir dépasse toute moralité, laissant la nation exsangue et sans avenir. Des critiques qualifient ces changements de “façade de bluffs dans un gouvernement corrompu ou gansterisé en décomposition, ou le théâtre de l’incompétence : remaniements ou circle de corruption d’un gouvernement idiot”.

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