Haïti – Élections : les 30 000 membres exigés pour un parti politique sont insuffisants, selon le Mouvement Point Final qui réclame entre 100 000 et 150 000 membres

Décret électoral 2026 : les propositions du Mouvement Point Final
Le Mouvement Point Final salue les efforts des membres du CEP visant à encourager les petits partis politiques à se regrouper afin de participer aux prochaines élections.
Toutefois, le Mouvement estime qu’il reste encore beaucoup à faire avant la publication d’un nouveau calendrier électoral. Parmi ses principales propositions figurent :
Le quota de 30 000 membres exigé pour qu’un parti politique participe au scrutin est jugé insuffisant. Le Mouvement Point Final réclame plutôt entre 100 000 et 150 000 membres afin d’encourager le regroupement des partis politiques et de réduire le nombre excessif de candidatures.
La question des trois sénateurs par département constitue, selon le Mouvement, un problème. Il ne serait pas nécessaire d’avoir trois sénateurs pour harmoniser le temps constitutionnel avec le temps électoral.
Concernant les députés, le Mouvement propose l’élection de députés par arrondissement.
Au niveau municipal, le Mouvement accepte la proposition du maire unique, mais suggère de transformer les CASEC en maires adjoints chargés de la gestion administrative dans les sections communales.
Pour l’Exécutif, le Mouvement préconise un système avec un président et un vice-président afin de mettre fin aux conflits récurrents liés à la fonction de Premier ministre, jugée coûteuse et conflictuelle.
Le CEP doit se prononcer clairement sur l’intention du gouvernement d’organiser un référendum.
Le Mouvement exige un audit des partis politiques traditionnels tels que Fanmi Lavalas, Fusion, OPL, RDNP, Pitit Dessalines, PHTK et d’autres formations ayant bénéficié de subventions lors des précédentes élections.
Les partis politiques ayant obtenu moins de 5 % des élus lors des dernières élections ne devraient plus être autorisés à inscrire des candidats ni à recevoir des subventions publiques.
Les anciens candidats à la présidence n’ayant pas obtenu au moins 100 000 voix lors des précédentes élections ne devraient pas être autorisés à briguer de nouveau la présidence.
Il est indispensable de créer des conditions de sécurité optimales afin de faciliter l’organisation des élections générales dans le pays.
Une évaluation technique de la fiabilité de la carte Dermalog est également demandée.
Le CEP actuel n’est pas considéré comme suffisamment crédible pour organiser des élections honnêtes, crédibles et démocratiques. Un remaniement est donc réclamé.
Le pays aurait besoin d’un nouveau gouvernement de transition ainsi que d’un nouvel accord politique afin de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections.
Avant l’adoption du nouveau budget électoral estimé à 250 millions de dollars américains, le Mouvement Point Final exige un audit de tous les processus électoraux et référendaires ayant échoué depuis la présidence de Jovenel Moïse jusqu’à l’administration d’Alix Didier Fils-Aimé.
Ulysse Jean Chenet
Coordonnateur général du Mouvement Point Final
(509) 4183-9811 / 4458-0309
E-mails : mouvementpointfinal@gmail.com / jeanchenetulysse@gmail.com






