LES PALADINS DE LA BÊTISE ET DE L’IMMORALITÉ….

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TRiboLAND

Par J.L.T.

“Au cours des siècles, l’histoire des peuples n’est qu’une leçon de mutuelle tolérance si bien que le rêve final sera de les ramener tous à l’universelle fraternité, de les noyer tous dans une commune tendresse, pour les sauver tous le plus possible de la commune douleur. Et, de notre temps, se haïr et se mordre, parcequ’on n’a pas le crâne absolument construit de même,commence à être la plus monstrueuse des folies.” Émile Zola

Dans un monde aussi dépourvu de sens moral et de grandeur d’âme, il n’est pas étonnant de relever l’effet hautement multiplicateur d’une délinquance qui frappe les grands comme les petits États. Si au niveau des grands, cette délinquance prend la forme de décisions et d’actes licencieux, les petits pays, eux,s’emploient de + en + à imiter les états dits développés dans ce qu’ils ont souvent de + sordide à offrir. La course effrénée à la réussite personnelle, la difficile cohabitation entre les membres d’une même société, le sexe immodéré, l’abus des drogues, la banalisation de la corruption : ce sont là les principaux éléments du bouillon infect qu’on fait boire aux petits pays en mal de progrès. Et il ne se trouve personne pour arrêter ce massacre d’innocents sans possibilité de rédemption, sans alternative de rachat.

C’est dans ce contexte qu’il est venu dans les têtes pas trop bien faites de nos constituants l’idée de renouvellement du Tiers du Sénat qui en plus n’est d’aucune utilité dans le pays le +pauvre de l’hémisphère et c’est encore dans cette perspective que nous nous posons la question à savoir : Qu’est-ce qu’un gouvernement ? Peu de gens, peu d’intellectuels, malgré tout leur bagage de connaissances, en dépit de toute leur somme d’expériences parviennent à y trouver une réponse satisfaisante. Un gouvernement est un ensemble d’organismes politiques et de personnes exerçant le pouvoir éxécutif dans un État. Mais cet exercice se retrouve assujetti à un ensemble de facteurs liés aux traditions, et coutumes de la société qui forme cet État avec d’autres composantes . Même si les actes émanant de cette structure échappent quelquefois à tout contrôle juridictionnel, ils doivent être conforme aux vœux de la majorité. Ils doivent surtout répondre tant soit peu aux attentes des autres pour espérer contenir les frustrations générées par un pouvoir issu d’élections humaines avec tout ce que cela implique de faussetés et de contraintes. Aussi, pour un homme de pouvoir est-il plus approprié de tenir compte de la minorité frustrée que de la majorité victorieuse dont les sentiments d’adhésion lui sont déjà malheureusement acquis.

Paradoxalement, dans un pays comme le nôtre, les hommes de pouvoir ne se préoccupent que de leurs partisans inconditionnels comme si les autres n’existaient pas. Tout est réalisé en fonction des exigences et des caprices des sous-fifres toujours prêts à pardonner les erreurs et les fautes du pouvoir. Et dans la mesure où ce pouvoir se porte garant des intérêts de ses partisans, l’esprit démocratique tend à disparaître pour faire place aux tentations de l’absolutisme, aux attraits de la permanence administrative, aux délires ubuesques, sataniques même de ceux qui repoussent les adversaires et les autres hors du circuit historique dans le but d’escalader seuls les sommets de la réussite matérielle. Dans le neveu de Rameau, Denis Diderot disait: ” Il est dur d’être gueux, tandis qu’il y a tant de sots opulents aux dépens desquels on peut vivre”. C’est en quelque sorte à ce petit jeu macabre que se livrent bon nombre de partis politiques et leurs affidés qui, au summum d’un crétinisme répétitif, n’ont jamais su réunir autour d’un même projet des citoyens appelés à vivre sous le même parapluie gouvernemental.

(À SUIVRE)J.L.T.

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