TOUT N’EST PAS PERDU! Me JEAN ANTOINE MATHIAS LAURÉUS a besoin de silence pour travailler …..

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TRiboLAND

Par J.L.T

Seuls des fanatiques pensent n’attacher de prix à leur propre existence que pour autant qu’elle serve une cause collective: réagir contre la subordination de l’individu à la collectivité implique de commencer par refuser de subordonner sa propre destinée au cours de l’Histoire. Et au nom de la vérité , Me Lauréus a choisi d’échapper à la contagion de la folie et du vertige collectif en renouant pour son compte, par dessus l’idole sociale, le pacte original de l’Esprit sur la matière. C’est à croire que les politiques ont peur de tout et que l’abus des grandes phrases surtout reste inversément proportionnel à la réalisation de grandes choses.

Aussi, ai-je apprécié à sa juste valeur l’interview de Me Jean Antoine Mathias Lauréus à la rubrique ” Le Point” de Mr Wendel de Radio Métropole. Au demeurant, il s’agissait de l’Évaluation de la Gouvernance Politique d’Haïti sur nos 46 Chefs d’État au nom de l’Observatoire Internationale pour la Démocratie. Je ne perdrai pas mon temps à enfoncer la porte ouverte de la réputation d’intellectuel de Me Lauréus. Cependant, quand dans notre Ciel où les vraies valeurs sont si rares se détache une étoile de cette envergure, le moins qu’un lettré puisse dire est qu’il transcende notre milieu social contemporain par l’éclat de sa culture et une connaissance approfondie des hommes et des choses de ce pays.

L’auteur de ce document plutôt inconnu au régiment peut se féliciter de sa démarcation de plain pied des inféodés, flatteurs, opportunistes de service et s’attendre à faire bonne impression sur le lectorat en général du fait de la vraisemblance de ses propos et des statistiques allant avec. En résumé, on pourrait dire que l’on ressent une bouffée d’air frais après digestion de ce document…après un temps de battement aussi étendu de notre production littéraire du fait de nos cafouillages prolongés, imputables à l’insécurité.

Et si je crois bien comprendre à chaque étape de la vie de Me Lauréus ,il a toujours su garder le cap de la raison. Quoique né à la politique, il a toujours échappé à la malédiction pour avoir toujours été une sorte de dissident démocratique, avec des valeurs, un grand bon sens et un besoin de transcendance. Car, souvent l’art de gouverner se confond avec l’art d’opprimer et quant aux partis à y regarder de plus près, ils ont dans leur ADN une vocation proprement totalitaire. Tous comptes faits, son individualiste forcené lui a permis de ne jamais sombrer dans le panurgisme bêtifiant qui a précipité bon nombre de naufrages politiques. Cette liberté de penser, Il les a puisé chez ses maîtres spirituels, Pascal, Bernanos.

À travers ces lignes, Me Lauréus a choisi de lutter contre la tyrannie du groupe et de ce que Platon appellait le gros animal, ce peuple dominé par les démagogues et qui parfois peut ressembler, à s’y méprendre à la bête de l’Apocalypse. Félicitations, Me Lauréus, de passer loin de la paralysie du langage politique.

J.L.T.

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