LA MARCHE À RECULONS….

287
0
Share:
TRiboLAND

LA MARCHE À RECULONS….

PARTIS POLITIQUES, POURQUOI FAIRE ?

Chaque nation ne peut se civiliser qu’en créant des partis politiques Ceux-ci créent la vitalité nationale par l’émulation. Tout gouvernement doit être reconnu par tous, à l’intérieur comme à l’extérieur. On n’a pas à tenir compte du parti politique qui gouverne puisque, dès l’instant que le parti devient gouvernement, du même coup, il devient la Nation “Funck-Bretano”, l’École des sciences politiques

Parcequ’à travers nos écrits transpire toujours notre foi sans partage dans la démocratie véritable, pour avoir tenu à distance les sornettes démagogiques, les déclarations obligées et contingentes dans cette dichotomie sociale, politique, économique qu’incarne la double nation, première République Nègre du Nouveau-Monde, nos propos ne cesseront pas d’être exempts de leur fermeté coutumière. Double nation : d’un côté, les nantis des quartiers huppés et villas somptueuses, ces chevaliers dont on ne peut atteindre les demeures qu’à l’aide de ponts levis; de l’autre,la multitude souffrante des sans- logis, des grabataires croupissant et grouillant dans les bidonvilles, ces serfs au visage émacié par l’inflation galopante, les taxes et la vie chère.

Contrairement à la France éternelle qui s’est toujours gardée de s’ingérer dans les affaires intérieures des pays qu’elle assiste, le grand Voisin prend un malin plaisir à chercher des “os dans le calalou ” des États réduits à solliciter et à recevoir son aide, une aide souvent assortie de conditions humiliantes. C’est que cette écuelle éternelle de pays assisté ne peut que nous mortifier. Prétendre vouloir la démocratie et ne pas se résoudre à l’appliquer et à l’épanouir n’enchante guère l’Américain entiché du respect des droits de l’homme, du suffrage universel et du libre jeu des institutions Républicaines. Le “travel warning “, forme de sanction américaine dans un premier temps, avant de recourir en définitive à la suppression de l’aide tombe comme un cheveu sur la soupe face à des pratiques intolérables, cette bonne vieille habitude d’imputer des propos ou des intentions subversifs à des citoyens pour les inquiéter.

D’aussi loin qu’on remonte dans l’Histoire, on constate que les constitutions haïtiennes à quelques rares exceptions près ont consacré ce principe de Droit Public, savoir qu’Haïti est une nation à vocation démocratique. Dans les Chartes de 1932, de 1946, de 1950, de 1957, de 1964 amendée en 1971,de 1983,de 1987 jusqu’à notre galimatias de Constitution amendée actuellement en vigueur, elles proclament toutes que les Haïtiens ont le droit de s’associer, de se grouper en partis politiques, en syndicats et en coopératives et que l’exercice de ce droit ne peut être soumis à aucune mesure coercitive. En l’occurrence, nul ne peut être contraint à s’affilier à une association ou à un parti politique.

La loi réglemente les conditions de fonctionnement de ces groupements et en favorise la formation. Pourquoi dès lors enfoncer cette porte ouverte par la Constitution en s’interrogeant aujourd’hui sur la nécessité des Partis Politiques ? C’est la preuve que chez nous, on élabore souvent des principes pour ne point les appliquer. Pourtant, dans une démocratie indirecte et représentative, l’urgence des partis politiques doit s’imposer. Sinon, la fantaisie autocratique et démagogique trône au pouvoir au mépris des aspirations de la Nation. Or, le propre de tout gouvernement démocratique est d’assurer le bonheur du peuple. D’où, le droit légitime des citoyens de toutes les composantes sociales de contrôler l’action de leurs dirigeants au niveau exécutif, législatif et judiciaire. Car, puisque le pouvoir légitime reste l’expression d’un consensus populaire et majoritaire, on ne saurait imposer au peuple un système autocratique de gouvernement qui soit funeste à son évolution et à ses aspirations. (À SUIVRE)

Share:

Leave a reply