Le Burkina Faso adopte une législation qui pénalise l’homosexualité, marquant une étape significative dans le contexte social et juridique du pays.

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TRiboLAND

Par TRiboLAND.com

Le Parlement du Burkina Faso a récemment adopté une loi interdisant l’homosexualité, la condamnant à des peines de deux à cinq ans de prison pour les personnes reconnues coupables. La loi, intégrée dans un nouveau code de la famille publié ce lundi à l’unanimité, entre en vigueur immédiatement, plus d’un an après avoir été approuvée par le gouvernement militaire dirigé par Ibrahim Traoré.

Ce développement place le Burkina Faso au sein d’un groupe de plus de la moitié des pays africains, où l’homosexualité est criminalisée, avec des sanctions allant de plusieurs années d’incarcération à la peine de mort. Malgré la condamnation internationale, ces lois jouissent d’un certain appui local, les élites et la population jugeant souvent l’homosexualité comme un comportement importé, distinct de l’orientation sexuelle.

Le Burkina Faso n’est pas isolé : son voisin Mali, également sous régime militaire, a adopté une législation similaire en novembre dernier, renforçant la tendance à une criminalisation accrue de l’homosexualité en Afrique de l’Ouest.

Par ailleurs, cette régression législative s’inscrit dans un contexte régional où des pays comme l’Ouganda et le Ghana ont durci leurs lois anti-LGBTQ+ ces dernières années. En Ouganda, des infractions qualifiées de « homosexualité aggravée » peuvent être punies par la peine de mort, et la simple activité homosexuelle peut conduire à une peine de prison à perpétuité.

Selon le ministre de la Justice burkinabè, Edasso Rodrigue Bayala, la nouvelle législation reflète une vision conservatrice des « valeurs du mariage et de la famille » : il a qualifié les actes homosexuels de « comportement étrange », soulignant la volonté du gouvernement de renforcer une posture anti-homosexualité.

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