ALEA JACTA EST…..

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TRiboLAND

Par J.L.T

On ne peut s’empêcher de questionner en même temps la classe et les leaders politiques qui se sont tus pendant trop longtemps. Ils doivent savoir que quand on ferme sa bouche, les autres se chargent de vous fermer les yeux. Et cette dynamique du suicide politique dans lequel ils se sont engagés ne peut que les enterrer définitivement aux yeux de commettants plus jeunes et plus aguerris

La société a peur. La vie sociale n’existe plus. La vie nocturne encore moins. Car, c’est la nuit qu’il est lourd à porter le fardeau de l’insécurité. Le pays danse sur un volcan. Le magma qui rugit dans les entrailles de la terre d’Haïti n’attend qu’une légère ouverture pour se déverser sur Pompée assoupie. Écrasés sous le poids de regrets, les lavalassiens eux aussi, doivent questionner leur fameux leader qui n’a pas jusqu’ici répondu aux attentes d’une population souffrante. Pour ce faire, ils doivent s’informer à toutes les sources de l’Haïtianité et non se contenter des flagorneries rémunérées d’une presse sans vision collective. Ils doivent tout aussi bien cesser le boycott des médias qui, dans la thérapeutique de leur critique ne font qu’ouvrir les yeux de ceux que le fanatisme instinctif et
naïf a rendus aveugles. Car, au fond, le problème actuel d’Haïti ne peut se circonscrire autour de quelques noms ou de quelques slogans épuisés.

Le problème d’Haïti concerne et regarde les dix millions d’Haïtiens qui, dans dix ans, seront au nombre de quinze millions. La Presse écrite a déjà sonné le glas des concussionnaires haïtiens. Vous, lecteurs de la diaspora, auxquels on fait toujours appel pour redresser les traverses de la Maison branlante aux lendemains des cataclysmes politiques et qui répondez toujours présents aux rendez-vous des ” Héros borgnes, sachez que l’Heure est grave pour votre pays d’origine et que la seule façon de l’aider, c’est d’accepter de faire ensemble notre autocritique et de donner de nouvelles impulsions à nos énergies déçues.

Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage pour, au moins, conserver ce coin de terre qui, jusqu’à présent, est nôtre, par la grâce de nos Ancêtres.

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