LES ÉLECTIONS INCARNENT- ELLES LA DÉMOCRATIE?

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TRiboLAND

Par J.L.T.

La Démocratie est un vocable très à la mode et surtout très en demande. Mais en comprend-on le sens véritable et les vrais enjeux? En suppute -t-on les difficultés réelles? De temps à autre, certains petits pays servent de laboratoire aux maîtres à penser de la Planète, ceux qui n’admettent pas qu’une portion de l’humanité puisse penser différemment sans les contraintes de l’uniformité collective. Ceux qui ne comprennent pas que ce sont la diversité et la pluralité qui font le charme de cette humanité que nous sommes tenus de partager. Le forcing exercé sur les dirigeants et la population de ces pays- laboratoires traîne toujours des relents de néo-colonialisme assorti d’un déséquilibre socio-économique permanent et d’une tentative soutenue de domination et d’acculturation. À cause de l’anarchie sporadique qui a toujours secoué Haïti tout au long de son histoire, à cause du manque de vision de ces Chefs d’État, de l’indiscipline de sa population, de la méfiance congénitale de la Communauté internationale contre cet État naturellement contestataire, notre pays est tout à fait désigné pour servir de cobaye aux professionnels de la domination politique. En l’an de grâce 2026, peu de nations présentent un tel éventail de critères au choix des décideurs. À part, le Moyen-Orient, il ne reste aux États vautours que la chétive Haïti à se mettre sous les dents. Ce qu’on ne tarde pas à faire par ONU interposé. À une certaine Minustah, on a confié la mission de mettre au pas le pays de Dessalines et de faire en sorte que son peuple réintègre les rangs des ” civilisés ” qu’il a déserté au cours de son évolution.

Pourquoi, tout ce bruit, tout ce tintamarre autour des élections haïtiennes ? En l’an de grâce 2026, que reste-t- il de notre chère Haïti ?” Droit, Justice, Justice sociale “: concepts incompris ou mal compris dont le Tiers-Monde s’est fait le porte- étendard pour inconforter l’idéologie suprémaciste des pays industrialisés et des autres puissances moyennes occidentales. Ô Démocratie, que de crimes, on commet en ton nom? Peut-on parler de Démocratie uniquement avec des élections ? Dans cette analyse, il importe de mettre en cause le système électoral des Démocraties à la mode. Pour Serge Christophe Kolm, les élections ne servent à rien. Considérant que les élections sont souvent gagnées ou perdues par un partage presque égal des voix, assez souvent d’extrême justesse, l’auteur pense que l’élu ne saurait prétendre représenter la collectivité et être mandaté par elle. Dès lors, son programme ne reflète pas la volonté du peuple surtout quand on considère que les programmes des candidats en général diffèrent de très peu. De ce qui en ressort, les électeurs ne disposent pas d’un choix effectif ce qui fait dire que les votes n’expriment aucune préférence.

Dans toute élections, le capital affectif joue le rôle déterminant. L’électorat à ce carrefour manifeste envers le candidat ou le parti politique des attitudes et des sentiments. Aimé, détesté, estimé ou méprisé selon l’émotion de l’heure, car, le charisme reste l’un des traits classiques du leader politique. Cette propriété des sentiments du peuple envers les élus ou ceux qui ont la chance de le devenir n’est rien d’autre qu’un respect matiné de crainte et d’admiration. Souventes fois, continue Christophe Kolm, l’électorat flotte entre plusieurs alternatives qui entr’elles mêmes représentent la pire catastrophe. Et pour cause, Hitler, Mussolini sont sortis d’élections.

(À SUIVRE)

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