En mémoire des héros tombés à Kenscoff : absence du CPT lors des funérailles de quatre policiers tués, mais la PNH promet de leur rendre justice

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TRiboLAND

Par Enel Richard

Le nouveau directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, s’est levé avec une détermination profonde, portant en lui la promesse d’un changement sincère et durable. Son engagement à lutter contre le grand banditisme et la criminalité est plus qu’une déclaration : c’est un cri du cœur, une volonté ferme de transformer la douleur en action, de faire renaître l’espoir dans un pays meurtri par la violence. Avec une voix empreinte d’empathie et de fermeté, il a promis que chaque vie sacrifiée ne sera pas oubliée, que chaque policier tombé dans l’exercice de ses devoirs porterait en lui la flamme d’un avenir meilleur.

Dans l’atmosphère solennelle de l’amphithéâtre de l’Académie de Police à Frères, familles, proches et responsables de la hiérarchie de la PNH se sont rassemblés pour un dernier hommage, un moment suspendu entre la douleur et la mémoire. Les visages marqués par la tristesse, mais aussi par la fierté, ont raconté une histoire de sacrifice et de courage. Les mots, parfois tremblants, ont exprimé la profondeur de leur douleur face à la perte de Max Youry Saint-Rose (BOID) et Jean Guerby Toussaint (BOID), assassinés le 12 août dernier à Kenscoff par des membres du groupe criminel « Viv Ansanm ». Ces héros anonymes, morts pour que vive la paix, ont laissé dans leur sillage un message puissant : la justice doit triompher, coûte que coûte.

Les tragédies ne s’arrêtent pas là. Deux autres policiers, Samuel Lissade et Bisson Jean Dorky, membres du GIPNH-SWAT, ont également été emportés, cette fois lors d’une opération où la technologie, aussi impressionnante soit-elle, n’a pas suffi à éviter la catastrophe. Leurs corps ont été retrouvés après une frappe de drones mal maîtrisés par la « Task-force », symbole cruel de la complexité de la lutte contre le mal. Face à ces pertes, le chef de la police a pris la parole avec une ferveur renouvelée, comme un capitaine guidant son navire à travers la tempête. Il a lancé un appel sincère, presque poétique, aux criminels : déposez les armes, car la justice, comme un feu sacré, illuminera le chemin, et personne ne pourra y échapper.

Paraison a évoqué avec passion la nécessité de reprendre le contrôle des territoires occupés par la coalition « Viv Ansanm », comme un peintre qui, armé de ses pinceaux, redonne vie à un tableau brisé. Il a rappelé que le moment de la reddition des comptes est venu, que le temps des ombres doit laisser place à la lumière. Il a affirmé que le sang versé par ces policiers, dans leur devoir de protéger et servir, ne sera pas versé en vain. La police, telle une force renaissante, se lèvera des cendres de la douleur pour triompher des forces du mal, comme un phénix qui renaît chaque matin, plus fort et plus résolu.

Ces funérailles collectives, empreintes de tristesse mais aussi d’unité, ont été comme un tableau vivant de la résilience haïtienne. Les fleurs déposéés, les prières murmurées, les regards pleins d’espoir, tout témoignait d’un pays qui refuse de céder à l’obscurité. Malgré l’absence regrettable des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du gouvernement, leur silence a laissé place à une voix collective : celle de la solidarité, de la détermination, de l’amour pour la patrie.

Ce moment, à la fois douloureux et porteur d’espoir, reste gravé dans la mémoire collective. Il rappelle qu’au cœur de la tourmente, l’amour pour la justice et la sécurité peut devenir une force inarrêtable. Que la tristesse, aussi profonde soit-elle, se transforme en une énergie nouvelle, pour bâtir un futur où la paix, la justice et la dignité triompheront, comme le lever du soleil qui chasse la nuit la plus sombre.

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