J’ai fait un rêve

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TRiboLAND

par Olivier Field

Oui, j’ai fait un rêve. Malheureusement avant même de le dire à haute voix, il faudrait que d’autres se réalisent.

D’abord que mon pays, la France, retrouve une liberté de presse, donc une libération et confrontation des opinions. Sans cela personne ne pourra émerger comme dirigeant de la France, non tenu, non promu par des intérêts catégoriels, économiques, tribaux ou étrangers. Toute notre classe médiatique, politique et dirigeante est pilotée par un écosystème qui ne vise qu’à pérenniser cette triste exploitation des français et de leur pays. Des médias libérés offriraient le retour des idées véritables, des projets et la validation de leur adéquation avec la volonté populaire, qui est loin, très loin, du regroupement de crétins, homophobes, racistes, bas du front et populistes qui nous est «subtilement» vendu comme une certitude biblique ! La solution est simple vraiment. Financer tous les médias par des versements corrélés aux choix des citoyens, réduire la publicité et sa force de coercition et corruption par une péréquation qui ne laisserait que 15 ou 20% des sommes payées au média choisi, le solde revenant au fond finançant les médias suivant leur représentativité certaine, celle déclarée par chaque citoyen. Simple, et surtout en ces temps d’explosion des outils techniques pour gérer ce qui aurait été une usine à gaz il y a encore quelques années… !

Donc médias libérés, opinions exprimées, débats réels mis sur la place publique, nos dirigeants seront enfin choisis pour leur qualité et leur engagement pour le bien commun de notre pays.

Voici donc un Président reconnu et libre. Cet homme pourra reprendre le meilleur de notre tradition nationale, à savoir, la diffusion d’idées. Là commence mon rêve :

Ce Président, au nom de la France, lancerait un projet de Paix pour la Palestine et Israël. Il fera financer par la France une assemblée regroupant les bonnes volontés, essentiellement palestiniennes et israéliennes, pour construire le pays dont tous les hommes de bonne volonté rêvent. La France en sera le garant et le soutien politique et diplomatique.

Il s’agira de rédiger une Constitution pour un pays unique. Son nom sera nouveau, et ni Israël, ni Palestine. Ses frontières seront tracées et fixes. Tout habitant aura les mêmes droits et les mêmes obligations. L’État sera tenu de faire respecter Justice, indépendance, Sécurité au nom des règles constitutionnelles régissant le pays. Un système électoral permettra d’élire des représentants sans domination non contrebalancée par des garde-fous et recours. Les gouvernements ne pourront être confessionnels.

Un énorme travail qui nécessitera beaucoup de temps, beaucoup d’énergie mais qui ne peut que, progressivement, rencontrer l’assentiment global des populations vivant ces conflits depuis si longtemps. Le cortège de massacres, de racialisme, de haine pétrie par des faits et plus encore des réflexes pavloviens, ne peut pas avoir un quelconque avenir. Pire, il fait la démonstration de sa nuisance croissante. Qui ne voit pas qu’après des centaines de milliers de vies détruites, une paranoïa devenue moteur de gouvernement, ne fait qu’annoncer un cauchemar certain ?

Pour réussir, l’engagement d’un pays tel que la France est essentiel, mais plus encore, l’incorporation des bonnes volontés qui cherchent véritablement la Paix. Les peuples qui vivent une guerre civile auront enfin un espoir de fin de cette malédiction. Dès lors qu’une masse critique le souhaitera, ce qui sera long mais probable, chacun désire la paix au fond, et si les structures ont été préparées, la finalisation sera rapide. Que de travail pour écrire «à quatre mains» un futur réaliste ! Que d’embûches à combattre ! Quelle faribole est devenue la solution à deux États, quel cul-de-sac ! L’un oppresseur, puissant, irresponsable et belliqueux par essence, l’autre qui ne pourra qu’être floué, impuissant, gangrené et sans moyens de survie…

Il faut un État unique, aux intérêts partagés, renonçant à la guerre, aux traîtrises, aux combines immorales et à ses maladies chroniques : racialisme, colonialisme, ségrégationnisme et suprémacisme.

C’est notre devoir d’être humain d’ouvrir la voie vers un véritable avenir, contre les psychopathes, les fous qui préfèrent des horreurs croissantes au nom de fadaises, croyances et ambitions démentes plutôt que ce qui a fait des hommes, l’humanité.

La France sait faire naître des moments historiques, qu’elle le prouve à nouveau !

Olivier Field

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