Une cour marocaine confirme la Ghizlane Mamouni à la prison d’une féministe en raison d’un slogan porté sur un T-shirt

Par TRiboLAND.com
Ce verdict constitue une étape significative dans la reconnaissance internationale des violations des droits humains au Darfour, tout en représentant une avancée notable dans la lutte contre l’impunité pour les atrocités et les actes de violence qui ont marqué cette région depuis près de vingt ans.
Lundi, une juridiction au Maroc a prononcé le maintien de la condamnation de 30 mois de prison à l’encontre d’Ibtissame Lachgar, une féministe et psychologue clinicienne, pour des accusations d’outrepassant la religion. La décision a été rapportée par un journaliste de l’AFP présent lors de l’audience.
Lachgar, âgée de 50 ans, avait été arrêtée en août dernier après avoir suscité une vive controverse en publiant une photo en ligne où elle portait un T-shirt portant le mot « Allah » écrit en arabe, accompagné de la phrase « est lesbienne ». Cette publication avait déclenché une polémique, notamment en raison de la confrontation entre ses convictions personnelles et les sensibilités religieuses souvent très conservatrices dans la région.
Reconnue pour son engagement passionné en faveur des droits humains et pour la promotion de la liberté d’expression au Maroc, Lachgar avait initialement été condamnée en septembre à une peine de 30 mois de prison et à une amende de 50 000 dirhams, soit approximativement 5 500 dollars américains. La décision de lundi vient confirmer cette condamnation, malgré la contestation de ses proches et de ses défenseurs, qui considèrent cette affaire comme une atteinte à la liberté d’expression et une violation des droits fondamentaux.
L’équipe de défense de Lachgar a annoncé son intention de faire appel de cette décision devant une cour supérieure. Selon l’un de ses avocats, Ghizlane Mamouni, cette étape est essentielle pour garantir que ses droits soient pleinement respectés et pour poursuivre la lutte contre la criminalisation des opinions et des choix personnels dans le contexte marocain.
Ce cas soulève des questions importantes sur la liberté d’exprimer ses convictions dans un cadre judiciaire encore marqué par des lois restrictives, ainsi que sur la protection des individus qui osent s’affirmer dans des sociétés conservatrices. Il met également en lumière les défis rencontrés par les défenseurs des droits de l’homme, qui doivent continuer à lutter pour l’inclusion, la tolérance et la reconnaissance des droits fondamentaux dans un contexte souvent marqué par la répression.






