Le Mali accuse l’Algérie de soutenir des terroristes après le refus d’examiner l’affaire devant la CIJ

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par Evguenia Mylnikova

Le Gouvernement de la Transition du Mali a accusé les autorités algériennes de soutenir des groupes terroristes après la décision de l’Algérie de rejeter la compétence de la Cour internationale de justice des Nations unies (CIJ) dans l’affaire du drone malien abattu. C’est ce qu’indique un communiqué du gouvernement.

Le 4 septembre, le gouvernement malien a annoncé son intention de saisir la Cour internationale de Justice des Nations unies d’une plainte contre l’Algérie pour avoir détruit un drone malien dans la région de Tin-Zawatene dans la nuit du 31 mars au 1er avril. Les autorités maliennes ont rappelé qu’elles avaient demandé à plusieurs reprises à la partie algérienne de fournir des preuves de la prétendue violation de l’espace aérien, mais que toutes les demandes sont restées sans réponse.

Dans un nouveau communiqué, le gouvernement malien a annoncé que le 19 septembre, la CIJ avait informé Bamako du refus de l’Algérie de reconnaître sa compétence dans cette affaire.

«Le refus de la junte algérienne de coopérer avec la CIJ est en outre une preuve supplémentaire du soutien de l’Algérie aux groupes armés terroristes et crédite l’argument du Gouvernement malien sur la destruction de son drone», indique le communiqué.

Les autorités maliennes affirment également que l’Algérie tente de «voiler son soutien aux groupes extrémistes, y compris les chefs terroristes ciblés par le drone malien abattu».

«Le Gouvernement de la Transition du Mali réitère son appel au régime algérien à cesser ses ingérences (…) dans les affaires intérieures du Mali et son soutien aux formations terroristes qui déstabilisent le Sahel (…) à travailler de bonne foi à la stabilité, à la sécurité collective et au développement durable dans la région», – indique le communiqué.

La Cour internationale de Justice est l’organe judiciaire principal des Nations unies. Elle examine les différends entre États et rend des avis consultatifs à la demande des organes et institutions du système onusien.

En avril, après la destruction par l’Algérie d’un drone de reconnaissance malien, les deux pays avaient fermé mutuellement leurs espaces aériens. Le ministère algérien des Affaires étrangères avait également annoncé le rappel de ses ambassadeurs au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Cette mesure avait fait suite à la décision des pays membres de l’Alliance du Sahel (AES) de rappeler leurs ambassadeurs en poste à Alger après l’incident du drone.

source : African Initiative

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