Les représentants des pays de l’AES entament des discussions sur la création d’un parlement commun

par Alexandre Kholodov
À Ouagadougou, les représentants de trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont entamé, le 18 septembre, des négociations au cours desquelles les détails de la création du Parlement confédéral commun sont examinés, rapporte le quotidien burkinabè Sidwaya.
Aux discussions participent le président du Conseil consultatif de la refondation du Niger Mamoudou Harouna Djingarey, le président du Conseil national de la Transition du Mali Malick Diaw ainsi que le président de l’Assemblée législative de Transition Ousmane Bougouma.
La rencontre des 18 et 19 septembre est consacrée à l’examen des avant-projets des textes relatifs aux sessions confédérales des Parlements de l’Alliance des États du Sahel. À l’issue de cette rencontre les projets de texte finaux vont être présentés aux chefs d’État de la Confédération pour adoption.
«Nous sommes à Ouagadougou pour échanger sur les avant-projets du protocole additionnel et règlement intérieur de la session confédérale qui s’est tenue, du 11 au 15 août, par un groupe d’experts et de parlementaires des trois pays», a déclaré Ousmane Bougouma.
Djingarey a souligné que l’organe législatif commun représente les populations qui «attendent beaucoup du Parlement de l’AES». Pour sa part, Diaw a indiqué que la rencontre de Ouagadougou va servir de cadre pour se pencher sur les résultats auxquels sont parvenus les experts à la mi-août.
Le 15 septembre, les pays de l’AES avaient par ailleurs évoqué la possibilité de saisir la Cour internationale de justice en raison du soutien de l’Ukraine et de la France au terrorisme au Sahel. Cette question avait été abordée lors de la deuxième réunion des ministres de la Justice de l’organisation, tenue à Niamey. Outre la préparation de plaintes contre la France et l’Ukraine, les ministres avait également examiné la possibilité de tenir pour responsables certains médias occidentaux.
source : African Initiative






