Comment expliquer l’échec des Gouvernements et des Parlementaires sur le plan de l’éducation et de la formation?

Bonjour,
Café civique du jeudi 28 octobre 2021
Les Collectivités Territoriales, la Décentralisation et les Rôles des Partis Politiques
La DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE est la clé et la source du Développement de chaque Collectivité Territoriale.
Chères et chers compatriotes,
RIEN NE VAUT L’ÉDUCATION. Autrement dit, aucun sacrifice économique n’est trop grand pour instruire, éduquer, former et informer un peuple. Nous devons nous informer pour nous former et nous former pour nous informer. La formation stimule la recherche et la recherche crée L’INNOVATION.
Comment expliquer l’échec des Gouvernements et des Parlementaires sur le plan de l’éducation et de la formation?
Mon premier constat est l’ignorance des principes constitutionnels en matière d’Éducation.
1) Article 32.- L’ÉTAT GARANTIT LE DROIT À L’ÉDUCATION.
Que veut dire « GARANTIR » sur le plan juridique ?
Une Constitution est avant tout un Contrat Institutionnel, politique, social, économique, culturel et environnemental entre l’État et les citoyens ainsi que les citoyennes. De ce fait, les 3 pouvoirs de l’État ont pour obligation de contrôler, d’exécuter et de juger, c’est-à-dire s’engagent à appliquer les principes constitutionnels à travers des lois-cadres, des lois, des décrets, des arrêtés, des circulaires et tout autre acte administratif reconnu par la loi.
D’après Sébastien Bissardon, dans le « Guide du langage juridique », une garantie est synonyme de sûreté.
Qui dit SÛRETÉ, dit Garantie contre la non scolarisation et la déscolarisation avant l’âge fixé par l’ État; garantie aussi pour les fournitures scolaires.
Les Constituants avaient tout prévu aux articles suivants :
1) 32.1.- L’éducation est une charge de l’État et des Collectivités Territoriales. Ils doivent mettre l’école gratuitement à la portée de tous, veiller au niveau de formation des enseignants du secteur public et non public.
En d’autres mots, l’école n’est pas à la charge des parents. Ils n’ont pas un centime à dépenser. Demander de l’argent aux parents est une violation de la Constitution qui est punie par l’État.
Engager des enseignants sans formation est aussi une violation de la Constitution par ce même État chargé de recruter et de punir les contrevenants.
À l’article suivant 32.2, nous lisons: « La première charge de l’État et des Collectivités Territoriales est la scolarisation massive, seule capable de permettre le développement du Pays. L’État encourage et facilite l’initiative privée en ce domaine ».
C’est précisément là que la Décentralisation et l’Autonomie des Collectivités Territoriales sont de la plus haute importance. Depuis 1804, l’État Central se révèle incapable de scolariser publiquement et gratuitement les enfants. La République Dominicaine l’a fait. Nassau Bahamas la fait. Cuba l’a fait. La Jamaïque l’a fait. Je ne parle pas de la Martinique ni de la Guadeloupe.
L’incapacité généralisée fait-elle partie de l’ADN des gouvernants haïtiens ?
Sommes-nous si ignorants en matière de gouvernance en Haïti?
Je réponds par la négative. Nous sommes MALHONNÊTES.
Oui, nous le sommes car nous sommes capables de briller ailleurs et non chez nous.
Nos élites sont des mineures. Elles ont toujours besoin d’une TUTELLE pour perpétuer la culture de la servitude.
HAÏTIENS, HAÏTIENNES, QUI ÊTES-VOUS ?
Patriotiques salutations
Hérard LOUIS
Genève, le 28 octobre 2021





