Tensions au Sahel : L’Algérie frappe fort après l’intrusion d’un drone malien

Par TRiboLAND.com
L’Algérie vient de passer à l’action en abattant un drone malien et en fermant son espace aérien, déclenchant une crise majeure avec ses voisins sudistes, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). La situation s’est envenimée cette semaine après que les trois juntes militaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso aient rappelé leurs ambassadeurs à Alger. En réponse, l’Algérie a également rappelé ses diplomates et a gelé la nomination de son représentant au Burkina Faso.
L’escalade est survenue dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, lorsque les forces algériennes ont abattu un drone Bayraktar TB2 malien, armé et en mission offensive, qui avait franchi l’espace aérien algérien à Tin Zaouatine. Ce n’était pas la première fois que cet appareil violait le territoire algérien, ayant déjà été signalé à deux reprises en 2024.
Pour Alger, cet incident est clairement perçu comme un acte d’agression, renforcé par des preuves radar solides. Face à un climat régional de prolifération des armes, l’Algérie affirme son droit à défendre sa souveraineté.
De leur côté, les dirigeants du Mali et de l’AES ont rejeté ces accusations, allant jusqu’à accuser l’Algérie de soutenir des activités terroristes. Des propos que l’Algérie a qualifiés d’« outranciers et diffamatoires », dénonçant l’incapacité de ces régimes à garantir la sécurité de leur propre pays et cherchant à désigner un bouc émissaire pour leurs échecs.






